Sur l’actualité de la reprise d’Arrivé par LDC, l’autorité de la concurrence a émis le 02 Novembre des réserves, sur les panés et sur l’Auvergne. Une période de négociation de 3 semaines s’ouvre donc pour une éventuelle validation du dossier.
Sur toutes les inquiétudes liées à cette concentration : futur actionnariat de l’alimentation animale, fermiers landais, activité de Chavagnes et de St-hermine, avenir de l’abattoir poulet, de l’abattoir dindes, des plate-forme de St-Fulgent et de Mornant, des services du siège…,
nous n’avons droit qu’à des réponses évasives de jacques Arrivé qui certifie qu’il n’y aura pas d’incidence sur les contrats CDI mais qui évoque des changements … et n’exclue pas des mutations :
Tout un programme que les salariés ne doivent pas prendre à la légère !
Malgré sa position et le salaire qui va avec, est-il encore le bon interlocuteur pour évoquer l’avenir des emplois des salariés d’Arrivé ?
De plus, la direction annonce de très bons résultats pour 2009 …
… et rien ou quasiment rien pour les salariés !
Jacques Arrivé a tenu un discours lamentable sur le fait qu’il faudrait tout partager avec les salariés et qu’il n’avait pas été demandé aux salariés de travailler plus pour atteindre ces résultats :
C’est un manque total de respect pour les salariés :
Allons-nous supporter encore longtemps cette situation ?
Réclamons qu’on nous donne ce qu’on nous doit et qu’on ne joue pas avec nos emplois.
Pour le partage des bénéfices de l’entreprise, comme le dit si bien Jacques Arrivé dans le journal Arrivé Ensemble :
« Soyons tous ensemble mobilisés »
Nous relevons que le projet d’accord fait un parallèle entre l'allongement de la durée de l’activité professionnelle (un plus grand nombre d'années de cotisation) et ces négociations sur l'emploi des séniors.
La Cgt situe le contexte de la négociation : aujourd'hui peu de salariés arrivent à la retraite dans l’emploi, les autres se retrouvent en situation de préretraite, en longue maladie, en invalidité, au chômage, en Allocation Spécifique de Solidarité ou décédé prématurément.
La question de fond est bien de garantir un emploi de qualité à tous les salariés, de la sortie de la scolarité jusqu’au moment où ils choisissent le départ en retraite.
Garantir un emploi aux salariés seniors ne s’oppose nullement à la bataille pour maintenir le droit au départ à 60 ans ou faire reconnaître la pénibilité du travail par un départ anticipé. Il reste donc posé la reconnaissance des pénibilités par un départ anticipé en retraite, ce qui n’est que justice sociale.
La Cgt se dit prête à négocier à partir de l'attente des séniors et non sur un allongement de la durée de vie au travail remettant en cause la retraite à taux plein à 60 ans.
La Cgt a souligné certains points incontournables :
- proscrire toute discrimination liée à l’âge
- L’amélioration des conditions de travail et la prévention des situations de pénibilité
- Le développement des compétences et des qualifications et l’accès à la formation tout au long de la vie professionnelle
- L'anticipation de l'évolution des carrières professionnelles
- L'aménagement des fins de carrières et de la transition entre activité et retraite (permettre aux salariés âgés de se maintenir dans l'emploi par des aménagements de poste, d'horaires, de temps de travail) : Par exemple pour les salariés non concernés par la pénibilité, un temps partiel pris en charge par l'entreprise et permettant la transmission du savoir.
- Prise en compte de la pénibilité pour un départ anticipé, avec le financement de
l’employeur au niveau de la rémunération et des cotisations retraite
- Nous demandons des garanties sur des aménagements de poste et d’horaire qui ne doivent pas se retourner contre les salariés par des mesures de déclassement pour se débarrasser d’eux
- Une réelle validation des années d’études avec contribution de l’employeur au rachat prévu par la loi d’août 2003
- La garantie d'un déroulement de carrière pour des seniors
La Cgt pose la question des départs anticipés, en réparation de la pénibilité au travail favorisant l'emploi des séniors comme des jeunes.
Cette négociation doit permettre l'amélioration des conditions de travail des séniors mais aussi de renforcer l'emploi, de transformer tous les emplois précaires en CDI.

« Le comité central d’entreprise a donné un avis défavorable tant sur la partie économique que sur la
partie sociale. » Des réunions organisées par les représentants du personnel ont eu lieu ce matin en présence des salariés concernant le dernier comité central d’entreprise qui s’est
tenu vendredi à Fontenay-le-Comte.
Le nombre de licenciements (164 dont 45 à Fontenay) a été confirmé. « Les critères de licenciement
ont été âprement discutés, indique Jean-Marie-Pouvreau, représentant de l’intersyndicale. Il n’y a pas eu de grosses avancées. La cellule de reclassement est
acquise. »
Le calendrier prévoit un délai de 21 jours, après réception de la lettre de licenciement ,pour y adhérer.
« Nous ne savons pas quand elles vont tomber », ajoute le délégué en évoquant « un plan quasi au minimum » et en regrettant le « peu de mobilisation des
salariés ».