informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Soulagement chez dangoumau : Les 41 suppressions d'emplois prévues par Arrivé sont annulées

Mercredi 09 Septembre 2009 Les salariés de Dangoumau respirent. Maïsadour, le repreneur, renonce aux licenciements.

Le moins que l'on puisse écrire, c'est que l'entreprise Dangoumau, installée à Clermont à côté de Dax, revient de très loin. En effet, alors qu'il y a un an presque jour pour jour, 41 des 58 salariés de cette unité spécialisée dans l'abattage et la découpe de volailles labellisées apprenaient qu'ils allaient être licenciés en raison d'une importante chute d'activités, hier ces derniers ont reçu l'assurance que la totalité des suppressions de postes envisagées était abandonnée. Pour une simple et bonne raison précisée devant le TGI de Dax : l'entreprise appartiendra, dès le mois d'octobre, à un nouveau propriétaire qui, s'il n'a rien d'un inconnu dans les Landes - puisqu'il s'agit de Maïsadour -, s'est surtout engagé à ne procéder à aucun licenciement. Concrètement, ce rachat s'intègre dans une autre opération, plus globale celle-là. En l'occurrence, l'absorption, par Maïsadour donc, du groupe des Fermiers landais qui, lui, possède en filiale l'entreprise Dangoumau. En clair, en reprenant les Fermiers landais, Maïsadour a également repris Dangoumau.

Un an d'angoisse

Une issue dont s'est naturellement félicité, à la sortie du tribunal, Me Santi, l'avocat des salariés. Lequel a toutefois tenu à rappeler que la justice avait, pour sa part, déjà dénoncé les suppressions de postes envisagées par la direction de Dangoumau : « En décembre 2008, le juge des référés avait estimé illicite cette procédure de restructuration. » Ce qui avait conforté les salariés à poursuivre leur action. Une opiniâtreté que leur avocat n'a d'ailleurs pas manqué de saluer hier, en rappelant qu'ils ont vécu durant un an avec la menace de voir leur emploi supprimé : « C'est une grande victoire, assure-t-il. Je représente à longueur d'année des comités d'entreprise et des salariés, et c'est la première affaire où, à force de combat judiciaire, l'employeur annonce officiellement qu'il renonce à son plan social et aux suppressions de postes. Et si l'employeur renonce, c'est bien la preuve qu'il valide notre thèse, à savoir que l'entreprise est viable. »

Un ouf de soulagement bien entendu partagé par les salariés. Lesquels attendent désormais de connaître les intentions du nouveau repreneur, comme l'expliquent Monique et Martine qui cumulent, à elles deux, 24 ans de travail chez Dangoumau. « On s'est battus tous les jours pour arriver à ça, racontent- elles. Maintenant on espère construire quelque chose avec la nouvelle direction. Ce n'est pas fini, il nous faut encore quelques garanties. »

Trouver des solutions

En effet, si l'horizon s'est singulièrement éclairci, les salariés n'ont pas encore atteint le bout du tunnel. Ce dont ne s'est pas caché Marc Brugat, le directeur général des Fermiers landais et président de la SAS Dangoumau. « Il va falloir se retrousser les manches, souligne-t-il, pour retrouver de la rentabilité économique. Car l'activité de Dangoumau a régressé de 30 % et l'entreprise continue de perdre de l'argent. » Néanmoins, ajoute-t-il : « Aujourd'hui, nous avons d'autres possibilités qui s'ouvrent dans le cadre du groupe Maïsadour, et il va falloir les exploiter pour trouver des solutions afin de remonter l'entreprise économiquement et pour conserver les emplois dans un rayon proche de Clermont. C'est ça l'enjeu. » Ce qui pourrait passer, selon lui, par des synergies au sein de Maïsadour. Toutefois, depuis hier, les salariés ont de nouveau des perspectives.



Auteur : jefferson Desport

 

source Sud Ouest.com
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T
Quelle bonne nouvelle pour les salariés. Rarissime!
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