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Le NPA boudé par la CGT, Besancenot réplique

La CGT a décidé de bouder l’université d’été du NPA à Port-Leucate. La réplique n’a pas tardé. Elle est tombée, hier soir, à l’occasion du meeting d’ouverture du rassemblement anticapitaliste. Et c’est une nouvelle étape qui est franchie dans la bataille qui oppose les syndicats au NPA…

Vingt-trois heures passées : L’Internationale résonne dans la nuit de la petite cité balnéaire de Port-Leucate et vient clôturer le meeting d’ouverture de la première université d’été du NPA. Mais ce n’est pourtant pas de « lutte finale »
dont il a été question ce soir mais d’une lutte qui ne fait que commencer, d’une lutte fratricide : celle que viennent d’engager ouvertement Olivier Besancenot et les siens avec les syndicats et en particulier la CGT. De la guerre larvée, on vient pour ainsi dire de basculer dans la guerre ouverte.

Puisque la puissante confédération a décidé de bouder leur université, Olivier Besancenot dégaine deux militants cégétistes qui ont les crocs contre leurs dirigeants nationaux. Xavier Mathieu, délégué syndical à Continental, est le premier à s’exprimer. Il s’explique sur sa présence dans l’Aude : « J’ai accepté l’invitation d’Olivier Besancenot pour répondre au soutien qu’il nous a apporté mais aussi, plus simplement, parce que mes parents sont à Port-la-Nouvelle, à deux pas d’ici ! » Mais notre homme, c’est évident, n’est pas seulement venu saluer ses parents et le leader anticapitaliste, il est aussi là pour stigmatiser « l’absence de marques de soutien de toutes confédérations que ce soient. » À ceux qui l’accuseraient d’être récupéré, il réplique : il ira à la Fête de l’Huma et répondra à l’invitation de tous les partis de gauche. Instrumentalisé, Xavier Mathieu ? Il s’en défend tout aussi vivement : « Tous ceux qui colportent ces inepties, au fond, nous méprisent. Ils nous croient incapables de mener par nous-mêmes nos propres combats ». Et de clamer haut et fort sa fierté d’être « un militant ouvrier, un militant CGT ! »

Lui succède Alexis Antoine, syndiqué CGT de Molex. Il est aussi là pour « remercier les militants NPA » mais lui se contente de revenir sur le long et douloureux conflit que vivent les ouvriers de Villemur-sur-Tarn. Mais point besoin de taper comme un sourd sur la CGT, sa seule présence à l’université d’été du NPA fleure le bon coup pour Olivier Besancenot.

À la tribune, il semble aux anges. Le sourire jusqu’aux oreilles, il sait qu’il tient sa revanche. Et lorsqu’il prend la parole, il enfonce le clou et explique qu’au NPA, on ne considère pas que le mouvement social et le monde politique doivent être deux univers hermétiques. Au contraire, ils sont selon lui étroitement liés : « Nous on le revendique au NPA. Ce n’est pas remettre en cause l’indépendance des syndicats que de dire ça ». Olivier Besancenot sait que ses paroles signent une nouvelle étape dans la guerre qui oppose le NPA aux directions des différents syndicats. Qu’importe, il continue. Lorsqu’il s’agit de dénoncer ceux qui ont décidé de faire de la politique une profession et qu’il appelle à limiter le nombre de « mandats successifs », il glisse une nouvelle pique : « Ça serait pas mal de le faire dans le syndicalisme aussi ! » Bernard Thibault appréciera. Le secrétaire général de la CGT remet en jeu son poste en décembre prochain…
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Les hautes sphères syndicales de la CGT ne sont pas représentatives de la CGT à sa base. Ce n'est pas en en rajoutant que les choses vont s'arranger.Lors des dernières municipales à Reims, j'ai accepté d'être sur la liste dont le chef de file , LCR, aujourd'hui NPA, était un cheminot que je connais de longue date, uniquement parce qu'ils avaient tous voté NON mais aussi parce que j'avais un terrible cas de conscience. Je ne voulais pas voter pour les copains communistes qui avaient fait alliance avec les socialistes et les verts dont la plupart avaient voté oui. Voilà les deux raisons qui ont fait que j'ai bien voulu faire un bout de chemin avec eux.Bien entendu, en toute logique, j'ai assisté aux quelques réunions qui ont précédé le premier tour et ce qui m'a frappé, c'est le manque de combativité que j'ai connu lorsque je militais au PCF et ce n'est pas maintenant en s'étant débarrassé des mot communiste et révolutionnaire que la combativité va s'accroitre au NPA. Ensuite, vint le second tour et la liste se désistait pour la gauche caviar. Je n'ai rien dit et j'ai voté blanc, j'étais ainsi en règle avec ma conscience. Mais, ce qui m'a le plus choqué, c'est l'anticommunisme. Ce qui importait pour eux, c'était qu'un communiste que je connais bien, conseiller régional ne soit pas adjoint. Etait-ce là la raison de mon acceptation à participer à cette liste, bien sur que non.Je me garderai bien de mettre de l'huile sur le feu mais, les travailleurs n'ont pas besoin de donneurs de leçons politiciens, nous avons besoin de soutenir nos militants CGT de base. Je ne suis pas d'accord avec de telles interventions tonitruantes qui ne font que le jeu de Sarkozy.Posons-nous la question du pourquoi des entrées de Besancenot dans les médias. Sarkozy joue la carte Besancenot contre le PS sachant qu'il ne risque rien pour se faire réélire en 2012.Nous venons de créer le Front Syndical de Classe, posez-vous la question du silence des médias quant au FSC.Jacques Tourtaux
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