informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Polémique à la CGT

Xavier Mathieu, délégué chez Continental, qualifie Bernard Thibault de «parasite».

 

Il persiste et signe. Xavier Mathieu, leader CGT du site Continental de Clairoix (Oise), est loin de se repentir après sa sortie contre Bernard Thibault. «Beaucoup de délégués syndicaux me soutiennent. Ils me disent : "Bravo ! Tu dis tout haut ce qu'on pense tout bas".» Seul regret : «Je n'aurais pas dû sortir "racaille", connoté Sarkozy, mais "parasite".» Dans le creux de l'été, ses propos sur France Info ont fait l'effet d'une bombe. «Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille , fustigeait-il lundi. [...] Thibault, on l'a jamais vu, on n'a jamais eu un appel !»

 

"Ca fait quatre mois que je ronge mon frein, que je dis rien parce que je suis obligé, par rapport (...) aux ouvriers, aux collègues. Thibault, on l'a jamais vu, on n'a jamais eu un appel. Trouve-moi une interview (...) où il cite le mot "Continental". Jamais!, a-t-il ajouté.
Xavier Mathieu s'en était déjà pris à Bernard Thibault et à son homologue de la CFDT François Chérèque, lors d'une manifestation des "Conti" à Paris fin juin, leur reprochant leur absence. "Les Thibault, les Chérèque ne sont pas là (...) Il faudrait leur dire que c'est eux qui devraient être là aujourd'hui et ils préfèrent frayer avec le gouvernement", avait-t-il lancé au micro.


Aujourd'hui, le leader syndical de l'équipementier automobile, qui a obtenu 50 000 euros d'indemnités pour chacun des 1 120 salariés licenciés, se sent tout de même obligé de préciser sa pensée : «J'attaquais uniquement les fédérations. J'ai un respect immense pour la base qui se bat au quotidien mais qui voit qu'en haut, ça ne suit pas.» Car c'est bien ce que reproche le délégué à sa hiérarchie : son manque de combativité en période de crise. Muet au départ, l'entourage de Bernard Thibault, encore en vacances, s'est décidé à répliquer. «Ces propos dépassent largement ce qui est normal dans une organisation syndicale»  , s'est indigné Jean-Christophe Le Duigou, bras droit du secrétaire général, dans La Tribune de jeudi.

 

C'est le 21 avril que tout dérape entre Xavier Mathieu et la CGT. Ce jour-là, près de 200 «Contis» saccagent la sous-préfecture de Compiègne dans l'Oise, furieux de la décision du tribunal de Sarreguemines (Moselle) qui entérine la fermeture de l'usine. Sept salariés, dont Xavier Mathieu, comparaissent le 17 juillet devant le tribunal de grande instance de Compiègne. «Bernard Thibault a refusé de demander notre relaxe. C'est honteux ! La seule réponse qu'on a eue est que la CGT ne soutient pas les voyous et que la radicalisation ne fait pas partie de ses méthodes»  , lance-t-il révolté.

 

Le syndicaliste touche là le vrai point de discorde avec la CGT : la manière de mener un conflit.
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