informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Volailles : Arrivé sous l'aile de LDC

Basé à Sablé-sur-Sarthe, le numéro un français du poulet (marque Le Gaulois) va prendre le contrôle du Vendéen Arrivé (marque Maître coq), basé à Saint-Fulgent.

Pour les 2 800 salariés du groupe vendéen Arrivé, numéro trois Français de la volaille, c'est la fin du suspens. Depuis hier après midi, ils connaissent l'identité de leur futur patron. La famille Arrivé (37 % du capital), la coopérative interdépartementale des aviculteurs du bocage (Ciab, 28 % du capital) et Unigrains (le fonds d'investissement des céréaliers) ont décidé de vendre leurs parts au géant sarthois de la volaille, le groupe LDC, détenteur des marques Le Gaulois et Loué. L'offre du groupe Terrena, numéro deux français de la volaille (marque Douce France), a été écartée.

Trésor de guerre

Hier, à Saint-Fulgent, en comité central d'entreprise extraordinaire, la direction a annoncé qu'elle était entrée dans une négociation exclusive avec l'industriel de Sablé-sur-Sarthe, « en vue de mener à bien le projet d'acquisition du groupe Arrivé ». Un protocole de vente sera signé fin mai. Le feu vert de la Direction générale de la concurrence est attendu dans « trois ou quatre mois ». LDC prendra la direction opérationnelle du groupe vendéen à la fin de l'année.

Fort d'un trésor de guerre de 500 millions d'euros de fonds propres et d'un résultat courant bénéficiaire de 73 millions d'euros en 2007-2008, LDC conforte son rang de champion tricolore de la volaille. Son empire s'enrichit d'un fleuron agroalimentaire, campé sur deux pattes musclées : les volailles Label rouge (poulets fermiers des Landes, sous la marque Saint-Sever, poulets fermiers d'Auvergne) et les produits élaborés (escalopes cordon-bleu, ailes de poulets à grignoter, panés, garniture de kebab...) sous la marque Maître coq. Le tout soutenu par un parc moderne de 11 usines dans lesquelles 50 millions d'euros ont été investis en 2008.

Un quasi-monopole

En constituant un tandem de choc Maître coq- Le Gaulois, LDC se dote d'une puissance de frappe commerciale lui permettant d'aborder en position de force les négociations avec la grande distribution. Partenaire des Fermiers de Loué, leader des volailles label en France, LDC s'apprête à régner en maître sur les volailles élevées en plein air. Une situation de quasi-monopole qui pourrait faire tousser l'Autorité de la Concurrence. « C'est l'un des points sensibles », concède André Delion, directeur financier de LDC.

Maïsadour, coopérative des Landes, propriétaire de 40 % des actions de Saint-Sever, pourrait alors exercer son droit de préemption sur les 60 % restants.

Xavier BONNARDEL.
Ouest-France
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A
Nombre de sites: 37+11= ... 46... pas mal!
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T
Quel beau mariage pour l'amour du fric !
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