Le géant sarthois LDC, numéro un français de la volaille, va prendre le contrôle du groupe vendéen Arrivé, numéro trois.
Fin du suspense. Voilà plusieurs semaines que Douce France (groupe Terrena, Ancenis, Loire-Atlantique) et Le GauloisMaître coq. Maître coq, c'est la marque phare du volailler Arrivé, une entreprise vendéenne dont la famille actionnaire a décidé la vente. (groupe LDC, Sablé-sur-Sarthe) faisaient la cour à
Dans la jungle impitoyable d'une filière volaille en pleine restructuration et en difficulté économique (baisse de la consommation, abattoirs en sous régime...), Maître coq a choisi la sécurité. Il se blottit sous l'aile du plus puissant des deux rivaux : LDC, numéro un français de la volaille (12 000 salariés, 37 usines, 1,8 milliard de chiffre d'affaires) prendra le contrôle du groupe Arrivé d'ici à la fin de l'année. Hier, lors d'un comité central d'entreprise, la direction a annoncé qu'elle ouvrait des négociations exclusives avec le géant sarthois.
On comprend l'empressement des deux courtisans : Arrivé, numéro trois français de la volaille (2 900 salariés, 11 usines, 577 millions de chiffre d'affaires), ancré dans la tradition du capitalisme entrepreneurial et familial vendéen, est un fleuron agroalimentaire, campé sur deux pattes musclées : les Labels rouges (poulets fermiers des Landes et de l'Auvergne, sous la marque Saint-Sever) et les produits élaborés (ailes de poulet à grignoter, escalope cordon-bleu, panés, nuggets, préparations pour kebab...)
LDC réalise une excellente affaire : partenaire exclusif des poulets fermiers de Loué, numéro un des volailles label, il régnera en maître sur les poulets élevés en plein air. Et le tandem Maître coq-Le Gaulois abordera en position de force les négociations commerciales avec la grande distribution.
Xavier BONNARDEL.