informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Les violences dont sont victimes les salariés

Action syndicale . Droite et patronat tentent de monter l'opinion contre les « séquestrations » de cadres et de patrons. Les Français ne suivent pas.

«Chaque jour ou presque, désormais, apporte un nouveau cas de patrons ou cadres retenus contre leur gré par des salariés mécontents... » Vendredi matin, France Info ouvrait ainsi son journal sur les trois cadres de Faurecia retenus la veille jusqu'à 23 heures par les salariés en colère. La veille, le Figaro titrait sur « la dérive inquiétante des mouvements de protestation » et sur « les dangereux dérapages des conflits sociaux ». Et le président de la République d'en appeler à « l'État de droit ». « Étonnant, un tel tapage », pour François Chérèque, « une vaguelette, et encore... », selon Bernard Thibault : les leaders syndicaux ramenaient les événements à leur juste dimension. Mais la droite et le patronat continuent d'agiter l'épouvantail.

« je les comprends et les défendrai »

Et lorsque Bernard Thibault, après avoir fait observer qu'il s'agissait « d'actions syndicales » en aucun cas « comparables à des prises d'otages », affirme qu'il « les comprend et les défendra dès lors que ce sont des actions qui ne portent pas une atteinte physique à ces dirigeants », c'est le tollé. Pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, Bernard Thibault donne « une piètre image du syndicalisme » et « contribue à abîmer l'image de la France dans le monde », incitant « les multinationales à arbitrer en faveur des fermetures de sites en France plutôt qu'ailleurs ». Rien de moins ! Plus fort dans la caricature, le président de la CGPME, le syndicat des dirigeants des PME, Jean-François Roubaud, invite les chefs d'entreprise à « ne pas commencer les négociations avec le pistolet sur la tempe » et demande au gouvernement de « mettre en place les suites judiciaires qui s'imposent dans ces cas hors la loi ».

Plus prudent, le MEDEF, par la voix de Benoît-Roger Vasselin, engage « à ne pas mettre d'huile sur le feu » et « à ne pas se focaliser sur ce point ».

le mécontentement s'exprime

Car les enquêtes montrent que l'opinion comprend que le mécontentement s'exprime sous des formes visibles. Témoin, l'éditorial du secrétaire général de la CFTC Philippe Louis, paru dans la lettre de la confédération. « Aux yeux de la CFTC, écrit-il, rien ne peut justifier que l'on s'en prenne impunément aux personnes et aux biens. (...) On peut cependant comprendre que les salariés retournent la violence dont ils sont victimes depuis près de trente ans contre ceux qui, à leurs yeux, en sont responsables. » Il s'étonne que, ceux qui protestent aujourd'hui, « on ne les a guère entendus dénoncer cette autre forme de violence que constituent le chômage, la baisse du pouvoir d'achat, la dégradation des conditions de travail et de vie ». Il rappelle que « fin 2008, deux ministres en exercice sont allés soutenir des patrons qui ouvraient leur magasin le dimanche dans la plus parfaite illégalité ». Il dénonce aussi ceux qui n'ont rien dit « contre cette violence que constitue la trahison de la parole donnée, comme chez Continental à Clairoix ».

 

 

Olivier Mayer


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T
Le minimum syndical pour la conf' !!! 
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