« Nous sommes prêts à négocier si nous sauvons tous les salariés » disent à l'unisson les délégués syndicaux chez Bénéteau. Patrick Boucard et Michel Chopin de la CGT sont catégoriques, ils ne signeront pas les propositions faites par la direction. Un sentiment partagé par Stéphane Février délégué CFDT. « La direction a les moyens de passer la crise. Elle a les moyens de verser des dividendes aux actionnaires. Aujourd'hui, la direction nous parle de beaucoup d'espoir pour l'avenir. Sinon on ne sortirait pas près d'une trentaine de nouveautés. Et aujourd'hui, on nous présente un état de sureffectif de 1590 postes. » « Nous voulons bien discuter, mais nous avons déjà fait beaucoup d'efforts poursuit michel Chopin. Nous sommes passés de 15 mois de salaire à 12 mois. Il n'y aura pas d'intéressement ni de participation cette année. »
« Il y a d'autres pistes de travail à envisager » estime Patrick Boucard que de laisser 590 personnes sur le carreau. « Et nous n'avons aucune assurance qu'il n'y aura pas les mêmes mesures demain », se méfie Stéphane Février. Les syndicalistes s'estiment court-circuités par une direction qui présente un plan dont il n'ont pas eu connaissance auparavant. « Notre but va être d'expliquer aux salariés pour qu'ils ne cèdent pas à la panique. »