Le groupe vendéen, un des grands du secteur, propriétaire de la marque Maître Coq, devrait changer de mains.
Une nouvelle réorganisation va marquer l'industrie de la volaille. Toute la profession ne parle que de cela : la famille fondatrice, représentée notamment par le directeur général, Jacques Arrivé, serait sur le point de céder la part de capital qu'elle détient.
Hier soir, l'entreprise confirmait qu'une opération est en cours, mais se bornait à annoncer « l'ouverture de son actionnariat à un acteur industriel ». Quels sont les acheteurs potentiels ? Sauf surprise, il s'agit des autres grands opérateurs de la profession : Glon, Gastronome ou LDC (poulets de Loué). Tous trois auraient fait une offre. Dans tous les cas, il s'agira d'une nouvelle étape dans la concentration de ce secteur confronté depuis longtemps à des vents difficiles.
Le résultat net y est généralement scotché à 1 % du chiffre d'affaires (577 millions d'euros en 2008). Arrivé n'a pas échappé à ce phénomène. Enregistrant même des pertes, en 2006, en raison de la grippe aviaire. En dépit de marques souvent bien connues ¯ Maître Coq est en une des plus belles pour le poulet prêt à consommer ¯, en dépit d'une viande bon marché, réputée auprès du consommateur, les difficultés se sont accumulées ces dernières années. La consommation a baissé en 2008 (- 3,3 %), les exportations vers nos voisins européens ont fondu de 11 %, tandis que les importations ont progressé (6 %).
Hervé PLAGNOL.
Ouest-France