informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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10 à 15 000 manifestants dans le département

C'est la troisième manifestation aux Herbiers depuis le mois de septembre.
C'est la troisième manifestation aux Herbiers depuis le mois de septembre.

Le mouvement de mécontentement contre le pouvoir a donné lieu à une véritable démonstration de force dans le département.


10 000 manifestants : du jamais vu à La Roche

Du jamais vu à La Roche-sur-Yon, même pas lors des manifestations contre le CPE en 2006, et contre le plan Juppé sur les retraites et la sécurité sociale en 1995. Au moins 10 000 manifestants (7 000 selon la police et 11 000 d'après les organisateurs) du public comme du privé, des lycéens aux retraités, en passant par les salariés de différents secteurs, ont défilé dans les rues et sur boulevards de la ville. Le cortège s'étalait sur un peu plus d'un kilomètre.


Aux Sables, les salaires les plus faibles de Vendée

« Parents licenciés, jeunes précarisés, ça ne peut plus durer. » Slogans à l'appui, 200 personnes ont défilé dans les rues aux Sables-d'Olonne, hier matin. L'union locale CGT a ouvert la marche, avec le soutien du PCF. « Les Sables est l'un des secteurs où les salaires sont les plus faibles du département. Il n'y a pas de raison de penser qu'ici tout va bien. », a souligné David Moineau, secrétaire de l'union locale CGT. Les participants ont rejoint la manifestation départementale à La Roche-sur-Yon, hier après-midi. Les écoles, quant à elles, ont fonctionné au ralenti. Avec 100 % d'enseignants grévistes à l'école élémentaire du Centre aux Sables, à l'école primaire la Pironnière et maternelle des Nouettes au Château-d'Olonne, à la maternelle Mendès-France à Olonne-sur-Mer.


Des mouvements d'action à Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Dans les écoles, l'accueil a été assuré mais familles n'étaient pas incitées à laisser leurs enfants. À Saint-Hilaire-de-Riez, comme à Saint-Gilles, il y a eu plus de 25 % de grévistes en moyenne. Au collège Garcie-Ferrande, sur les 35 professeurs prévus, 13 étaient en grève. Il y avait aussi des professeurs déclarés grévistes au collège Saint-Gilles, mais qui ont tout de même assuré leurs cours. Les grévistes désireux de manifester l'ont fait à Challans, aux Sables ou à La Roche. C'était notamment le cas de quelques « Bénéteau », déjà en chômage technique, leur mouvement n'aura pas eu d'incidence sur une entreprise déjà quasiment à l'arrêt et dont l'activité ne reprendra que partiellement à partir de lundi, après 20 journées chômées. Au centre hospitalier, 193 des 750 salariés étaient grévistes. Il a été procédé à 70 réquisitions de personnels issus de tous les services. Le mouvement de grève a également été suivi par six médecins.


Mobilisation historique à Fontenay

Deux mille personnes environ ont manifesté hier matin dans les rues de Fontenay. Une mobilisation « historique »«solidaires ». selon les représentants des unions locales qui avaient organisé en commun le rassemblement. Le mouvement a rassemblé des salariés de Thoinard, SKF, PLysorol, Samro, quatre entreprises fontenaisiennes actuellement en difficulté. Ainsi que des enseignants, salariés du secteur public et privé, retraités, parents d'élèves, lycéens et élus.


Une grosse inquiètude dans le Bocage

300 personnes ont battu le pavé herbretais hier matin, répondant à l'appel national à manifester. Au pays où la population n'est pas connue pour sa tradition revendicative, la capitale du Bocage a connu sa troisième manifestation depuis le mois de septembre. « Par le passé, nous en avions une en moyenne tous les deux ans, se souvient Joseph Liard, élu d'opposition. C'est signe qu'il y a un mal être, une angoisse et de l'inquiétude. »

Dans le cortège, qui a traversé la ville de part en part, une grande majorité de lycéens, de parents et d'enseignants. Et des salariés du privé, emmenés par des responsables syndicaux de la CGT et de FO. Des salariés des chantiers navals Jeanneau, au chômage partiel actuellement, se sont également glissés dans le cortège.


A Challans, « marre des économies dans notre dos »

Guère plus de 200 personnes hier matin pour le rassemblement à la manifestation devant la mairie de Challans. Mais ils furent plus nombreux à se rendre par bus à la Roche-sur-Yon l'après-midi. « C'est un petit rassemblement ! Mais on nous dit que ce n'est pas étonnant à Challans ! » devait expliquer un des « leaders » qui, prenant le micro, devait avec conviction défendre le mouvement en exprimant sa lassitude : « Marre des économies dans notre dos... Marre de l'augmentation du personnel précaire... marre des attaques à tous les niveaux de la scolarité... Nous n'avons pas envie de devenir des automates au service des entreprises ».

Ouest-France
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L
Tu penses, voir autant de drapeaux rouges, ça doit le rendre malade.
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T
Devilliers doit faire la gueule, quel camouflet !
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