En 2007 les prix ont augmenté en France en moyenne de 2,6% (record depuis 1992), les salaires n’ont bien entendu pas suivi.
Les prix à la consommation ont reculé de 0,2 % en juillet, pour se stabiliser à 3,6 % sur un an. Ce qui reste tout de même leur plus haut niveau depuis dix-sept ans.
Du coup, le porte-parole du gouvernement, Luc Châtel, a aussitôt salué sur France 2 cette légère baisse des prix en juillet estimant que "le pic d'inflation est derrière nous". Mais selon l'Institut national de la statistique, l'explication de ces bons chiffres tient en partie à l'effet soldes.
C'est ce qui fait dire à l'économiste Nicolas Bouzou, chez Asterès, que "pointer du doigt le recul des prix en juillet par rapport à juin n'a strictement aucun sens", Car à cause des soldes, "les prix à la consommation sont toujours, en moyenne, plus faibles en juillet qu'en juin", souligne l'économiste. D'ailleurs, au cours des trois derniers mois, les prix à la consommation restent en hausse de 0,7%.
Pendant quasiment toute l’année, l’inflation aura donc été supérieure aux augmentations de salaires… et le pouvoir d’achat aura donc baissé. En 2009, l’inflation cessera d’être le problème n° 1 des Français. Le chômage risque de la remplacer… et on ne peut pas s’attendre à ce que la consommation reparte.
Luc Châtel se fout de nous : les revenus salariaux augmentent moins vite que l'inflation, nous perdons donc du pouvoir d'achat mais si nous écoutons le gouvernement, ce n'est qu'un mauvais moment à passer, ce sera bientôt la fête pour les salariés!