informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Les producteurs favorables à un prix plancher

 

Bernard Tauzia, agriculteur à Campagne (Landes), président du groupement de producteurs de volailles deMaïsadour et également de l'AVFL (Association des volailles fermières landaises), entité qui rassemble tous les acteurs du poulet sous label rouge, a « toujours défendu la volonté d'instaurer un prix unique quand le marché ne va pas bien ». « Nous, producteurs, n'entrons pas dans le règlement des affaires entre industriels et distributeurs ; nous ne nous préoccupons pas de savoir quelle est la marge dégagée par les uns et par les autres, mais nous ne voulons pas que l'on brade nos produits. » Mais dans les temps difficiles, afin de maintenir leurs capacités à produire une volaille de qualité qui nécessite tout de même quelques contraintes, ces producteurs sont des partisans d'un prix minimal.

Les marges. « Afin que la filière puisse continuer à vivre et à rémunérer correctement notre travail, dit-il, nous avons toujours été favorables à l'instauration d'un prix plancher, en dessous duquel nous ne vendons pas à nos partenaires. Afin que les producteurs ne soient pas condamnés à produire à perte. » Un mécanisme minimal qui permet aux agriculteurs de défendre leur métier et de ne pas se trouver pris par le ciseau des charges qui montent et des prix de vente qui diminuent. Actuellement, ils ont bien du mal à rattraper dans leurs prix de vente l'augmentation considérable du prix des céréales avec lesquelles les volailles sont nourries. Pour l'instant, le marché n'a daigné absorber que les deux tiers de cette augmentation. Sans aucun doute pour préserver les marges, confortables, des autres intermédiaires de la filière.
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