informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Brioche Pasquier s'enfonce dans la grève

Aux Cerqueux, le blocage de l'usine de brioches, entamé jeudi soir, se poursuit. Il devrait être maintenu jusqu'à mardi inclus.

Parkas de pluie et bonnets de laine de rigueur. Sur de hautes piles de palettes en bois, celles qui servent à entretenir trois feux permanents dans des bidons, des panneaux isolants sont posés à plat et servent de plafond. Un peu partout, des glacières à main, des chaises de jardin.

Et, dans l'air, une odeur forte de brioche. « Si, si, ils en fabriquent toujours. Mais avec le blocage, ça ne va pas durer longtemps », dit un gréviste. « On s'organise comme on peut. Les gens viennent aux heures normales où ils doivent travailler ; sauf qu'à la place de bosser, ils tiennent le piquet de grève. On a fait passer une cagnotte et avec, on achète de quoi manger. On a récupéré une friteuse. Sur notre barbecue-maison, on grille des saucisses, des saucisses et des saucisses ; c'est sûr, le menu n'est pas très varié », ajoute un autre. Quelqu'un a même amené une caravane.

Au pied d'un des hangars de production Pasquier, aux Cerqueux, le bivouac improvisé des salariés qui ont cessé le travail depuis dimanche soir pour obtenir de meilleurs salaires s'est donc étoffé, hier matin, d'un toit de fortune avec l'arrivée de la pluie. Car les grévistes ne sont pas décidés à lever le blocus des portes de l'entreprise, entamé jeudi soir. « La direction avait fait savoir que la libération des camions était un préalable à toute discussion. On en a laissé partir un certain nombre. Et puis rien. Autant dire que dès le début de la journée, on était plutôt remontés », reconnaissait, hier en matinée, Frédéric Boissinot, l'un des délégués syndicaux CGT.

Le communiqué signé de Pascal Pasquier qui a circulé ensuite n'a pas calmé le jeu. Le PDG y évoque « la forte baisse des prix, aggravée depuis fin 2006 par une hausse sans précédent des matières première » pour expliquer « le contexte » économique. Il demande au personnel de prendre conscience de la gravité pour l'entreprise d'une telle situation de blocage : « Production ralentie, clients plus livrés, pertes journalières importantes ».

Dans l'après-midi, l'ambiance s'est encore tendue, après la rencontre direction-syndicat au cours de laquelle la première a proposé une revalorisation de la prime d'intéressement. « Ce qu'on veut, c'est du salaire en plus et tout de suite ; pas une prime qui sera liée au rendement » ont répliqué les grévistes. A main levée, ils ont voté pour le maintien jusqu'à mardi inclus du blocage de l'entreprise.

 




Reportage TF1/LCI : ici
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