informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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La lutte des salariés de JLG

30 000 euros par salarié
En trois semaines de conflit, les JLG ont multiplié les actions, comme l'arrêt d'un TGV en gare de Tonneins, le 1er juillet. (photo J. P.)
En trois semaines de conflit, les JLG ont multiplié les actions, comme l'arrêt d'un TGV en gare de Tonneins, le 1er juillet. (photo J. P.)

TONNEINS 47. Les JLG ont obtenu satisfaction après trois semaines de grève et l'épisode des bouteilles de gaz. Si la menace a pesé, eux préfèrent mettre en avant leur unité


«Ils n'avaient pas d'autre choix. » Christian Amadio, le secrétaire du CE de JLG France, a le triomphe modeste. Malgré les ovations que lui ont réservées les quelques dizaines de salariés qui avaient fait le pied de grue jusqu'à plus d'une heure du matin en mairie de Tonneins, dans la nuit de jeudi à vendredi. Les négociations furent en effet longues - plus de sept heures - et âpres. Mais elles ont fini par payer. « Nous avons obtenu gain de cause, c'est correct. Pas plus. » L'accord porte sur une prime de 30 000 euros pour chacun des 53 employés qui seront licenciés, dans le cadre du plan social annoncé par la direction du fabricant de nacelles élévatrices en avril. Leurs noms devraient être connus mi-septembre.

Les salariés s'étaient juré de faire bloc jusqu'au bout afin que ces dernières aboutissent dans la soirée, voire au petit matin si nécessaire. Personne ne devait quitter la table des négociations avant qu'un protocole d'accord comprenant des conditions de départ jugées décentes ne soit couché sur le papier. Même l'orage, qui a éclaté en début de soirée, n'a pas douché leurs espoirs. Les plus endurants ont trouvé refuge dans l'hôtel de ville, avec le maire Jean-Pierre Moga. « C'est le seul élu que l'on veut remercier, tient à faire savoir Christian Amadio. Lui a toujours été à nos côtés, les autres nous ont vraiment déçus. »

Reprise du travail lundi

Mais que l'attente fut longue pour la centaine de salariés grévistes qui reprendront le chemin du travail lundi, après trois semaines d'occupation des sites de production, ponctuées d'actions coup de poing. « Usés mentalement », certains ont craqué en attendant l'issue des négociations. D'autres, comme Pascale, agent de recouvrement, qui est venue grossir les rangs des grévistes au début de la deuxième semaine, se sont assoupis : « On savait que c'était l'étape décisive. Chacun accusait à sa façon le contrecoup de ces trois semaines. Moi, j'ai lâché, je me suis endormie. »

Pendant que certains de ses collègues se relayaient, l'oreille collée à la porte de la salle des mariages pour essayer d'obtenir une bribe d'information, jouaient à la pétanque ou sirotaient un petit jaune, Pascale avait fermé les yeux, la tête appuyée sur Jean. Avant le début du mouvement, elle ne connaissait le monteur électromécanicien que de vue. Depuis, beaucoup de choses ont changé : « On était les salariés de l'entreprise au départ. Désormais, pour beaucoup, on a l'impression de faire partie de la même famille. On a appris à se connaître et on s'est découvert des affinités », sourit la jeune femme.

« À chaque interruption de séance, on voyait le sourire grandir sur le visage des élus du CE. C'était bon signe », racontait Hélène, ce matin, les traits tirés. Car si l'attente a été longue, la fête qui a suivi dans les locaux de l'entreprise, et que certains ont prolongée jusqu'à l'aube, a aussi laissé des marques : le besoin de décompresser était trop fort.

Prime à la bonbonne

Quant au rôle qu'ont pu jouer ces fameuses bouteilles de gaz disposées autour de nacelles, les avis sont partagés. Les salariés croisés ce matin sont pour beaucoup « certains que ça a accéléré les choses ». « Au moins, ils nous ont pris au sérieux », estimait Denis Jalibat, élu CGT. Christian Amadio, le secrétaire du CE, se montrait moins affirmatif : « Honnêtement, je n'en suis pas sûr. » Pour Éric Martin, directeur adjoint de la Direction départementale du travail, qui jouait le rôle de médiateur dans ces négociations, les bouteilles de gaz « n'ont eu qu'un rôle purement médiatique ». N'empêche, un accord est signé et la direction, dont la proposition initiale était d'un mois de salaire pour un salarié ayant deux ans d'ancienneté et qui était montée la veille jusqu'à 16 000 euros, a dû revoir nettement à la hausse sa position.
La méthode, en tout cas, fera peut-être des émules. « On a eu notre façon de faire, on ne cherche en aucun cas à devenir un modèle, tempère Christian Amadio. Si on est parvenus à obtenir cette prime, c'est avant tout grâce à l'unité du personnel qui a tenu trois semaines et qui ne s'est pas découragé, malgré les pressions de la direction qui a tout fait pour que le mouvement dure et que les salariés lâchent. »

 

« Tous unis, c'est ce qu'il faut rappeler aux gens et à tous ceux qui pensaient qu'on n'irait pas au bout, renchérit Fabrice, fier magasinier. L'union a été notre force. »

 

source : www.sudouest.com

Auteur : Julien pellicier

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L
Salut Jacques, une boîte fait sa pub sur les blogs en se servant des commentaires. Pas de pub sur ce blog, nous l'enlevons.
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T
NO COMPRENDRE !JE SUIS CONTRE TOUTE FORME DE BRADAGE DE LA LANGUE FRANCAISE COMME LE FAIT L'UE ET LA CES OU HELAS, NOTRE CONFEDERATION CGT A ACCEPTE CE FAIT, QUI CONTRIBUE FORTEMENT A LA PERTE DE NOTRE IDENTITE NATIONALE, UNE DES RAISONS DE MON REFUS DE VOTE DERNIEREMENT.
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J
Bonjour,            Bon courage à tous les salariées ,je suis fier d'etre CGT Retraité de l'UL GUIGAMP
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T
Seule la lutte paie quelles qu'en soient les formes utilisées!
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