informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.
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« L'éventualité d'un plan social est fondée. Il y a certainement un plan social en préparation », reconnaît Michel Chopin. Qui évite tout chiffrage, mais cite un document de travail où les 2,7 millions d'heures de travail perdues équivaudraient à plus de 2 000 emplois.
Aux Herbiers, chez Jeanneau, Emmanuel Landreau, délégué CFDT estime, pour sa part, que « le plan de sauvegarde de l'emploi pourrait être enclenché fin mars, début avril » et parle même « de 400 à 500 emplois qui pourraient être supprimés chez Jeanneau ».
Des efforts demandés par la direction
Officiellement, on n'en est pas là. Vendredi, en comité d'entreprise, chez Bénéteau, « un bilan de la crise » a été présenté aux représentants du personnel. En chômage partiel depuis des mois, avec des pertes de salaires allant, selon la CGT, de 150 € à 400 € par mois, de nouveaux efforts auraient été demandés aux salariés par la direction pour alléger le poids du chômage partiel sur les comptes de l'entreprise alors que toute reprise tangible paraît éloignée.
Cela va d'un abandon d'une partie du 13e mois au renoncement aux congés payés en passant par des périodes de chômage partiel considérées comme des semaines de 35 heures : « Ils cherchent des pistes, mais ce n'est pas cela qui sauvera des emplois et c'est encore une fois le salarié qui est mis à contribution », s'insurge Michel Chopin de la CGT-Bénéteau. Lequel se souvient, qu'au moment de la crise du nautisme en 1991, « cela n'avait pas résolu les problèmes ».
Sur les sites Jeanneau, les salariés auront subi, en moyenne, de janvier à juillet, environ 85 jours de chômage partiel, Emmanuel Landreau juge « que la direction demande des efforts, mais n'explique pas les tenants et les aboutissants en contrepartie ».
Aux yeux des syndicats, la situation est d'autant plus alarmante que si frémissement de commandes il y a, il ne se manifestera, au mieux, qu'à la saison des salons d'automne où se joue 80 % du chiffre d'affaires. De quoi raviver un peu plus l'inquiétude grandissante sur l'emploi chez Bénéteau dont nous n'avons pu joindre la direction hier.
Benoît GUERINet Marc LAMBRECHTS.