informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Bonny, les salariés perdent espoir

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10 h 50, au tribunal de commerce de Nîmes. Après une longue attente, la porte de la salle d'audience s'ouvre.
La mine défaite d'Alexandre Castano suffit à expliquer à la grosse trentaine d'employés, conjoints et amis venus se regrouper devant le tribunal, que l'audience n'a pas tourné en la faveur des 55 salariés de l'entreprise Bonny, menacée de liquidation judiciaire.
En silence, tous se regroupent autour du délégué CGT, qui annonce fébrilement la mise en délibéré du jugement au 3 février : « On a demandé l'extension de la procédure de redressement judiciaire au groupe Gastronome, elle a été refusée (NDLR, le parquet ne s'est pas montré favorable, mais la décision du tribunal n'a pas été rendue) . La liquidation judiciaire a, elle, été demandée par l'administrateur judiciaire. Je pense que ce sera fatal pour nous. » S'appuyant sur les « 27 M€ de bénéfices du groupe Gastronome réalisés en 2007 », Alexandre Castano s'adresse au président de la République : « Gastronome ne sortira pas un rond sur la fin de Bonny. Maintenant, c'est la collectivité qui va payer. Monsieur Sarkozy, regardez ce que fait cette entreprise ! Ce cas va faire jurisprudence, d'autres suivront. » Les salariés applaudissent. La colère domine maintenant leurs propos. Tous sont convaincus que le groupe Gastronome a racheté Bonny en vue de le liquider, Gastronome possédant déjà une entreprise faisant du conditionnement de volaille dans la Drôme. « Avant d'être rachetés, nous faisions 5 000 colis par jour. Nous sommes passés à 2000 », expliquent les salariés. « Gastronome nous a obligés à nous approvisionner dans son groupe, à des prix élevés. » Hocine Hamadouche, 25 ans d'ancienneté, tombe de haut : « Je me suis dit que le tribunal refuserait de rentrer dans les magouilles commerciales. Mais là, il cautionne. C'est honteux ».
Plus loin, le directeur de Bonny, Jean-Luc Alnet, s'entretient avec l'avocat de Gastronome. Il refuse de « commenter la procédure en cours » et indique souhaiter que les salariés « poursuivent leur activité jusqu'au 3 février ». Eux aimeraient pouvoir continuer au-delà.
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T
Ces salariés doivent impérativement descendre dans la rue le 29 janvier sinon, ce sera tout Bonny pour leur employeur voyou.
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