"Amora par amour du goût, Unilever par amour du coût", pouvait-on lire sur une des banderoles du cortège, qui a rassemblé samedi après-midi 3000 personnes à Dijon contre la suppression des usines de production d’Amora Maille (groupe Unilever) de Dijon et d’Appoigny (Yonne) et la disparition d’au moins 265 emplois. Cette manifestation était appellée par une intersyndicale CGT-FO-CFDT qui demande maintenant à être reçue par Xavier Bertrand.
Et ça continue ! Il va falloir faire comme en Grèce. Dans ce pays, le syndicat équivalent à la CGT n'est pas à la CES mais à la FSM, la nuance est de taille ! Sur le plan politique le PC Grec se bat sur un terrain de classe. Ses dirigeants sont tout, sauf des ramollis. La Grèce n'est pas si loin de la France. Son gouvernement de droite, frère de lait de celui qui gouverne la France, est aux abois. Quand un peuple déscend dans la rue parce qu'il en a marre des crimes engendrés par le capitalisme, comme en Grèce où un ado est tué par une arme à feu de la police et nous, en France, un SDF vient d'être trouvé mort à Marseille. Le crime est le même ainsi que ses auteurs : les riches.Si les 3 000 manifestants de Bourgogne s'étaient retrouvés dans la rue pour manifester leur colère avec les travailleurs de toutes les corporations et si, cela se produisait en même temps dans tout le pays, le Sarkozy qui a déjà été entarté une fois, pourrait bien se voir badigeonner de moutarde. Cela serait piquant !<br />
Jacques Tourtaux<br />
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