Un immense soulagement. Les trois infirmières qui contestaient leur licenciement de Sodebo ont obtenu gain de cause devant le conseil des prud'hommes de La Roche-sur-Yon, mardi. Elles avaient dû quitter l'entreprise agroalimentaire basée à Saint-Georges-de-Montaigu, le 2 mai 2007, après y avoir travaillé six, huit et onze années. Motif évoqué par la direction : un « comportement intolérable, des réactions impulsives et agressives » à l'égard du médecin du travail, leur supérieur hiérarchique. Des tensions qui auraient poussé ce dernier à démissionner en avril 2007, alors qu'il n'occupait ce poste que depuis neuf mois. Un argument contesté par les trois infirmières. « On n'a jamais compris ce qui nous était reproché », expliquait l'une d'elles hier soir.
Au-delà des difficultés relationnelles - réelles ou supposées - le conseil des prud'hommes a estimé que ces trois licenciements n'étaient pas justifiés. Sodebo devra donc verser à ses anciennes employées respectivement 12 000 €, 12 500 € et 21 000 € de dommages et intérêts, en fonction de leur temps passé dans l'entreprise. Des sommes deux fois inférieures à celles qui étaient réclamées par leur avocate commune. « Le principal, c'était que nous soyons réhabilitées, que l'on reconnaisse que ces licenciements étaient injustifiés. On retrouve aussi notre dignité. » Les trois femmes n'attendaient que cette étape pour tourner complètement la page. Elles ont toutes retrouvé un emploi depuis.
Benoît GUÉRIN.