informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Les salariés de Trelleborg en lutte à Carquefou


























François Guérin, le patron de la branche des fluides à Trelleborg, est venu expliquer une nouvelle fois au personnel le plan de restructuration inévitable, selon lui, pour maintenir l'activité à Nantes.

Après le comité d'établissement chez Trelleborg, les salariés grévistes de l'équipe de l'après-midi ont décidé de voter le blocage de l'usine.

Aucune marchandise ne transite chez l'équipementier suédois à Nantes. Des salariés grévistes se battent contre la suppression de 440 emplois.

Il tape sur un bidon, parmi la dizaine qui ornent l'entrée fermée de l'usine Trelleborg à Carquefou, près de Nantes. Il tape avec un tuyau en caoutchouc. Un de ces fameux tuyaux qui ne seront plus fabriqués ici, mais dans l'usine en construction en Turquie.
Hier midi, ce salarié en colère a écouté le directeur de l'usine expliquer l'inévitable mais « équilibré » plan de restructuration. « Vous proposez 18 000 €, en plus des conditions légales de départ. Ce n'est même pas un an de salaire. C'est lamentable. Nous, nous voulons le double. »
Fançois Guérin, le directeur, rétorque que le plan présenté au printemps doit accompagner vers la sortie 300 salariés directs, sur les 1 000 de l'établissement, et 140 intérimaires. Que ce plan offre un bon niveau de reclassement et d'aides au départ. Mais la pilule ne passe pas, chez les ouvriers: « Trelleborg est coté en bourse, il peut lâcher davantage d'argent. »
Blocus depuis lundi
Le groupe suédois Trelleborg emploie 25 000 personnes à travers le monde. Ils sont 10 000 dans sa branche automobile, dont 1 700 en France, l'essentiel à Carquefou. Parmi les équipementiers automobiles, Trelleborg tient encore la corde avec deux produits leaders mondialement : les pièces anti-vibratoires et les soufflets, fabriqués en Loire-Atlantique. Il recentre là toute son activité.
Exit donc la production des tuyaux et la fabrication propre du caoutchouc. Destination la Turquie pour la première et l'Espagne pour la seconde.
Adieu donc les emplois qui vont avec. « Si on peut comprendre pour les tuyaux, activité mangeuse de main-d'oeuvre, donc de coût, on ne voit pas pourquoi la fabrication du mélange caoutchouc part aussi », avance la déléguée CGT Claudine Saiche. Partenaires sociaux et direction ont essayé de se le dire lors de négociations au printemps.
Économiquement, Trelleborg a balayé les solutions alternatives d'un revers de manche. Socialement, des avancées ont eu lieu pour les reclassements. Pas sur les primes supplémentaires.Le bras de fer commence avec le blocus de l'usine. Les stocks ne peuvent le supporter que quelques jours. Chez les constructeurs automobiles clients, les cellules de crise s'organisent.
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