informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.
Les prix de l'énergie et de l'alimentation ont continué d'attiser l'inflation qui a atteint 3,6% en juin, son plus haut niveau depuis 17 ans, minant toujours un peu plus le pouvoir d'achat des ménages français.
Cette hausse "provient du renchérissement des produits pétroliers et, dans une moindre mesure, de la hausse saisonnière des prix des produits frais et des autres services, notamment ceux liés au tourisme", a expliqué mercredi l'Institut national de la statistique (Insee).
"On comprend dès lors aisément pourquoi le moral des ménages continue de s'enfoncer. L'essence, au même titre que l'alimentation, fait partie des achats répétés et fréquents dont on retient aisément le prix. Toute évolution rapide des tarifs décuple ainsi le sentiment d'érosion du pouvoir d'achat", analyse Alexander Law, économiste en chef au cabinet Xerfi.
Selon lui, avec une inflation de 3,3% sur tout le deuxième trimestre, "il est peu probable que les salaires aient suivi le rythme: le pouvoir d'achat des salariés a donc vraisemblablement baissé entre avril et juin".
"En effet, avec une progression des salaires nominaux inférieure à 3%, la perte de pouvoir d'achat des salariés est nette", renchérit Nicolas Bouzou, pour qui la consommation des ménages, principal moteur de croissance ces dernières années, "va rester globalement en berne."
Les dépenses liées à l'augmentation du pétrole et des produits alimentaires pesant énormément sur nos petits salaires, il faut lutter pour une réelle augmentation de nos salaires !