informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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1500 personnes dans la rue à La Roche-sur-Yon


























Hier matin, dans les rues de la ville, le mot d'ordre général concernait les retraites. Mais les motifs de grogne étaient bien plus nombreux.

C'est vers 10 h, hier, que les manifestants se sont regroupés devant la préfecture de Vendée. A l'appel des fédérations nationales CGT, CFDT, FSU et Solidaires, ils entendaient protester contre le passage à 41 annuités de cotisation pour les retraites. Mais pas seulement.

« C'est effectivement la continuité du mouvement du 22 mai pour les retraites, souligne Jean-Marc Jolly, secrétaire départemental de la CGT, mais viennent se greffer sur cette journée d'autres revendications. Notamment, le refus de voir les 35 heures remises en question. »

Environ 1 500 manifestants composaient le cortège qui s'est élancé, vers 11 h, en direction de la place de la Vendée, puis du siège du Medef à la chambre de commerce et d'industrie. Parmi eux : postiers, électriciens, personnels communaux, mais aussi salariés du privé (Brandt, Fleury Michon, Defontaine...). Tous venus défendre leurs retraites. Et donc, aussi, leurs RTT. « Le ministre du Travail va présenter un texte de loi qui permettra de renégocier la durée du temps de travail dans chaque entreprise, explique Yvonnick Grelier, infirmier et délégué CDFT. Là où il n'y a pas de syndicat, on risque la casse des 35 heures et la disparition des RTT. »

Éducation, pouvoir d'achat aussi

Du côté des enseignants, on manifestait « pour les retraites, parce que c'est le mot d'ordre majeur ». Mais on revendiquait également plus de moyens. « A la rentrée prochaine, on aura 300 élèves de plus dans les collèges vendéens, contre 3 créations de postes, affirme Evelyne Salé, secrétaire départementale du SNES-FSU. Du coup, on va faire appel à davantage de précaires. »

Affublés de leurs traditionnelles couleurs, jaune et noir, les membres du mouvement « Ni pauvres, ni soumis », eux aussi, avaient rejoint le défilé. Avec leurs slogans - « Les franchises médicales, un scandale ! », « Un revenu décent, maintenant ! » - ils semblaient en léger décalage avec le mot d'ordre du jour. Alors pour quelles raisons étaient-ils présents ? « Le 29 mars, nous étions 35 000 à Paris. Mais le pouvoir nous ignore toujours, nous méprise, peste Thierry Craipeau depuis son fauteuil roulant. Nous souhaitons donc maintenir la pression. » A quand l'explosion ?

Source ouest-France

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