informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Histoire du syndicalisme

Des origines à septembre 1895 : la naissance de la CGT ou la lutte pour l’unité.

En 1884, la loi Waldeck-Rousseau permet aux syndicats ou associations professionnelles de se constituer librement sans l’autorisation du gouvernement. Des syndicats vont se créer et constituer la Fédération nationale des syndicats. Parallèlement, certaines municipalités mettent en place des Bourses du travail qui se constituent en Fédération. Les deux fédérations décident de fusionner en 1895 en une Confédération générale du travail, fusion effective en 1902.

1906 : La Charte d’Amiens

La Charte d’Amiens, adoptée en 1906, revendique la disparition du salariat et du patronat en utilisant la grève générale. Pour permettre la coexistence des adhérents des différents partis politiques révolutionnaires, elle affirme son autonomie vis-à-vis des partis politiques.

1919 à 1939 Les premières années de la CFTC

En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens. Ils se regroupent, en 1919, en Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Par ses premiers statuts, la nouvelle confédération se rattache directement à la doctrine sociale de l’Eglise catholique et, en particulier, à l’encyclique du pape Léon XIII « Rerum Novarum » relative à la condition des ouvriers et plus largement à la question sociale.

La première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés. Toutefois, une évolution va se produire avec la création, en 1927, de la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc) dont de nombreux membres vont adhérer à la CFTC et, par ce biais, accroître le nombre de militants ouvriers et avec, en 1937, la naissance du Syndicat général de l’Éducation nationale (Sgen) dont les membres sont issus de l’enseignement public.

1922 Première scission de la CGT

Après la création du Parti Communiste français en 1920, les communistes se retrouvent minoritaires à la CGT. Ils créent la CGTU en 1922.

1936 Réunification de la CGT

CGT et CGTU se réunifient en 1936, dans l’élan qui conduira le Front populaire au gouvernement.

1940 De l’interdiction à la résistance

Les clivages au sein de la CGT rebondissent à propos de la guerre civile espagnole, de la pause des réformes décrétée par le gouvernement, des accords de Munich et de l’échec de la grève générale contre les décrets lois. Le syndicalisme confédéré est interdit par le régime de Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. Il faut attendre 1940-1941 pour que des luttes émergent et se développent, et 1943 pour que la CGT se réunifie. Celle-ci, avec la CFTC participera à la résistance, et à la grève insurrectionnelle qui libère Paris. Après la libération, la CGT appelle à la bataille de la production pour la reconstruction économique du pays. En 1944, naît la CGC liée au fait que la CGT n’a pas suffisamment pris en compte les spécificités des Ingénieurs, cadres et techniciens. La guerre froide et les stratégies divergentes, le poids du passé, et ce malgré des acquis importants tels que les nationalisations, les Comités d’Entreprises, la Sécurité sociale, divisent la CGT

1948 Nouvelle scission à la CGT : création de FO

La guerre froide entre l’Est et l’Ouest et le plan Marshall de 1947 rejaillissent dans la CGT dirigée par les communistes. La minorité Force Ouvrière crée la CGT-FO en 1948. Les enseignants créent la FEN, refusant de choisir entre la CGT et FO.

1947-1968 construire l’unité d’action

Malgré l’affaiblissement de la CGT, des luttes se développent dans un contexte de guerre froide. L’importance des grèves de 1953 sur le problème de l’âge de la retraite dans la fonction publique débouche sur des luttes unitaires dans de nombreux secteurs. Celles-ci se renforcent au regard de la hausse des prix, des atteintes à la sécurité sociale, du blocage des salaires et de la dévaluation. Dans le même temps, la CGT se lance dans la bataille pour la fin de la guerre en Algérie.

1964 La CFTC devient CFDT (Confédération française démocratique du Travail).

1964 En novembre de cette année, la majorité de la CFTC décide la « déconfessionnalisation » de la centrale chrétienne née en 1919. La CFTC se transforme en CFDT. En 1968, la CFDT se donne pour objectif un socialisme démocratique « à base autogestionnaire ». Toutefois 10 % des effectifs décident de maintenir la CFTC.
Confrontés au blocage des salaires, à l’austérité, à la multiplication des fermetures d’entreprises et des licenciements, la CFDT passe un accord d’unité d’action avec la CGT en 1966 (puis à nouveau en 1970), portant sur des revendications minimales. Les grèves et les manifestations unitaires se succèdent. Hormis la grève générale du 13 mai 1968 contre la répression, qui fut unitaire avec la CFDT, la FEN et l’UNEF, chaque organisation syndicale fera cavalier seul dans le contexte des évènements de 1968. Ceux-ci déboucheront sur les accords de Grenelle.

 
1968-1981 : Les syndicats face à la crise.

Les bouleversements technologiques et les mutations du salariat s’accèlèrent. Après les évènements de 1968, le changement social est à l’ordre du jour. A partir de mars 1969, première journée d’action unitaire CGT-CFDT, les luttes unitaires vont se développer dans tout le pays (Lip, Rateau...). Mais peu à peu les relations vont se tendre entre la CFDT et la CGT. Recentrage oblige, à partir de 1978, la CFDT freine les mobilisations unitaires. c’est le cas sur la sécurité sociale ou la retraite, la CGT appelant seule. La CFDT prône le réalisme à tout prix... Quitte à laisser le terrain des revendications au patrônat.

De 1981 à nos jours :
l’émiettement du syndicalisme et l’urgence du rassemblement.


Après l’élection de F. Mitterand, la désunion est totale. La CGT demeure la seule force d’entrainement des luttes , alors que la CFDT prône le “réalisme social”, FO “l’indépendance” et la CGC “le corporatisme”. Dans le même temps se constitue le Groupe des 10 à partir de syndicats autonomes. A partir de 1986, la CFDT tente une recomposition syndicale avec la FEN, qui elle-même cherche à dégager un axe réformiste avec FO et la FGAF. Le 1er mai 1988 est célébré par la FEN, la CFDT, la FGAF et le SNUI. En 1991, les accords CFDT-FEN ne rallient pas FO, la CGC ni la CFTC.

1988 : création de SUD-PTT, par des exclus de la CFDT.

Le congrès de Stasbourg, en 1988, voit Jean Kaspar succéder à Edmond Maire. Il entérine l’obligation d’une « adaptation du syndicalisme » face aux mutations économiques et sociales. Une partie des adhérents CFDT-PTT de région parisienne sont exclus pour avoir désobéi à l’appel de la reprise du travail lors de la lutte des "camions jaunes" à La Poste, à l’automne 1988. La majorité des militants CFDT-PTT de la région parisienne qui ont été alors sanctionnés décident de créer une nouvelle fédération aux PTT : SUD (Solidaires, Unitaires et Démocratiques).

Certaines composantes du groupe des 10 rejoignent la FEN en 1992. Le seul objectif apparent de ces différentes recompositions “ratées” étant la marginalisation de la CGT. La CFDT multiplie les exclusions, d’où la création de Sud-PTT et de CRC dans les hopitaux. La FEN éclate en 1992, création de la FSU.
En 1993, l’UNSA est constituée à partir des syndicats demeurés à la FEN, la FGAF, la FMC, la FGSOA et la [Censuré]. La CGT poursuit son travail unitaire. En 1995, FO, SUD, FSU et des militants CFDT se mobilisent avec la CGT contre les projets gouvernementaux remettant en cause les retraites. L’éparpillement se poursuit. L’UNSA, reconnue représentative, et le groupe des 10 tentent de se structurer. FO et CFDT connaissent des divergences internes importantes. Dans ce contexte, la CGT lance l’idée du “syndicalisme rassemblé”.

1992 : Nicole Notat devient secrétaire générale de la CFDT. Louis Viannet remplace Henri Krasuki à la tête de la CGT.

1995 : Suite aux grèves de novembre et décembre. En novembre 1995, Nicole Notat approuve la réforme de la Sécurité sociale décidée par Alain Juppé, à l’exception de celle des régimes spéciaux de retraites. Ce qui provoque le départ de 5 000 adhérents vers SUD, qui crée SUD RAIL.

1999 : Bernard Thibault remplace Louis Viannet à la tête de la CGT.

2002 : Le conflit des retraites.

Le 3 mars 2002, François Chérèque est élu secrétaire général de la CFDT en remplacement de Nicole Notat. Le 15 mai 2003, il déclare « acceptable » la réforme des retraites avant de consulter le conseil national de la confédération. Il regrettera sa précipitation et lancera un débat interne sur la démocratie. La CFDT revendique 889.100 adhérents en 2002. Les départs sont évalués à 8 000 par la direction, et à plus de 50 000 par les opposants.

"Je n’hésite pas à rendre hommage à ces organisations, à leur courage. Je pense évidemment à la CGC, je pense à la CFDT et à son secrétaire général, François Chérèque, qui s’est engagé dans cette négociation avec vigueur et ardeur. " Jean-Pierre Raffarin, le 24 juillet 2003, à propos de l’accord sur les retraites. 

La CGT, elle, lutte toujours!!! 

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G
Enseignant à la retraite, je souhaite toujours participer au combat
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