Doux. Les salariés déclenchent le droit d’alerte
0,5 % d’augmentation pour des salaires proches du Smic, « c’est ridicule », « c’est scandaleux », « c’est nous manquer de respect », « c’est une moyenne de 4 euros par mois », « c’est nous faire rentrer définitivement dans la catégorie des travailleurs pauvres »... Les représentants syndicaux du groupe volailler Doux étaient particulièrement écœurés hier soir, à la sortie de la troisième et dernière réunion de négociations annuelles qui s’est déroulée au siège, à Châteaulin (29). Ils réclamaient « au moins 3 % ». « Mais ici, on nous répond endettement, augmentation du prix des céréales, des carburants... Comme si nous, ouvriers, ne subissions pas ces augmentations ! Si le groupe est à ce point en mauvaise posture, qu’on nous le dise ! ». S’estimant parvenus à un « seuil critique », CGT, CFDT, FO et CFTC ont décidé de déclencher la procédure de droit d’alerte, qui contraint l’entreprise à fournir des pièces comptables susceptibles d’éclairer sur sa situation. Des débrayages sont également envisagés, pour les jours qui viennent, sur les différents sites du groupe. De son côté, la direction n’était pas joignable hier soir.