informations du syndicat CGT de la société Arrivé - Maître Coq, une entreprise du groupe LDC.

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Plus de 200 manifestants samedi pour les retraites

Samedi matin, Roberte, Jim, Jean et les autres sont descendus dans la rue pour défendre leurs retraites d'aujourd'hui et de demain.

Rendez-vous était donné samedi matin à 10 h, place Napoléon à La Roche-sur-Yon pour une action lancée par la CGT, FSU et Solidaires. « Nous allons vers la fin du système de répartition » s'inquiète Denis Turbet-Delof, secrétaire générale de Solidaires et porte-parole de l'intersyndicale. Les syndicats ne veulent pas d'un allongement de la durée de cotisations à 41 ans. Aussi, d'autres actions à venir sont annoncées.

Appel à une unité syndicale

« Cette manifestation doit être le départ d'un processus de mobilisation qui permettre de faire reculer le gouvernement » résume le syndicaliste. Avec l'espoir que le mouvement sera unitaire car l'appel n'a pas été notamment relayé par la CFDT et FO. Jean-Marc Jolly, secrétaire départemental de la CGT, partisan du « pour gagner plus, il faut lutter plus » veut y croire. « Je pense que le panorama syndical s'élargira à l'avenir ». Il revient sur l'épisode du CPE (contrat première embauche), retiré sous la pression de la rue. « La victoire a été possible grâce à une unité syndicale sans failles. »

« Vers une paupérisation des gens à la retraite »

Le projet gouvernemental conduit, selon l'intersyndicale, à « une paupérisation des gens à la retraite ».

Partageant ce constat, Roberte, 78 ans, retraitée résidant aux Sables-d'Olonne a fait le trajet pour manifester. « Je défends les retraites des autres mais je défends aussi la mienne ». Aujourd'hui, cette ancienne directrice d'école vit avec un peu plus du SMIC (qui s'élève à 1 280 €). « Mais avec la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr), elle va un peu baisser. »

Elle déplore qu'on n'ait pas « pris en compte les six mois de congé maternité dans le calcul de sa retraite. C'est de la discrimination envers les femmes car la maternité est presque un obstacle ».

« Faire un autre mai 68 »

Concernant l'avenir, elle est plutôt pessimiste. « On nous demande de cotiser 41 ans mais qui travaille, à notre époque 41 ans ? »

Jean a 77 ans. Il a travaillé depuis l'âge de 12 ans et cependant pendant 59 ans comme agriculteur. Il touche aussi à peine le SMIC. « Qu'est-ce qu'on peut y faire ? » questionne-t-il en haussant des épaules. Pour sortir de l'impasse, Jim, 60 ans propose « un autre Mai 68 ». Il était descendu dans la rue cette année-là, il avait 20 ans.

Et son camarade de rappeler que cette manifestation « n'est pas pour nous, car nos affaires sont déjà réglées. C'est pour les futures générations. »

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