Cholet : 80 % des ouvriers, selon la CGT, ont arrêté le travail dans les usines de brioches et de pâtisserie. Le mouvement s’est prolongé dans la nuit. Barbecue d’urgence, le bidon fume au coeur du parking des usines Pasquier, aux Cerqueux. Témoignage d’une nuit de grève qui s’est prolongée dans la journée, qui devait se poursuivre hier soir. Les salariés ont débrayé dimanche, à 21 h, à l’appel de la CGT. « 80 % du collège ouvrier », annonce la CFDT. Ce qui ferait 150 personnes dans l’usine de brioches, autant, voire un peu plus, dans celle de pâtisserie.
Ils font grève par roulement, au rythme de leurs 3X8 habituels. Pour réclamer une augmentation de salaire, un treizième mois. Pour demander aussi que le calcul de l’ancienneté ne s’arrête pas après vingt ans de boîte, mais soit prolongé jusqu’à 35 années de maison.
Pourquoi maintenant, alors qu’un accord a été signé, avec la CFDT, fin janvier ? « Une mauvaise négociation », estime la CGT, qui n’a pas ratifié les propositions. L’accord prévoyait une augmentation de 2,3 % des salaires. La CGT demande 5 %, au total. Le temps de sonder les salariés, d’organiser les troupes et le mouvement a été lancé.