Déclaration de la Commission exécutive confédérale
mardi 6 octobre 2009
La Commission exécutive de la Cgt, après consultation de ses organisations sur le protocole d’accord
relatif à la modernisation de la Médecine du travail, confirme l’avis négatif de la délégation de la Cgt qui a participé à cette négociation : la Cgt ne signera donc pas ce protocole
d’accord.
Cependant, elle considère que ce dossier ne peut pas être fermé.
La Santé au travail constitue un réel enjeu pour le devenir de la Santé publique. De très nombreux salariés
sont exposés à des risques professionnels et à la dégradation de leurs conditions de travail. Ces dernières ont des conséquences lourdes sur leur santé et sont, pour une bonne part, à l’origine
des inégalités en matière d’espérance de vie.
Dans ce contexte, alors que l’on voit les effets désastreux de certaines formes d’organisation du travail
et de management, il est tout particulièrement regrettable que le Patronat ait d’abord pensé à protéger ses intérêts au détriment du droit fondamental à la Santé des salariés.
La Cgt a jugé inacceptable l’espacement des visites périodiques de deux à trois ans, prévu dans le
protocole d’accord ainsi que les transferts de responsabilité, pour le compenser, sur les infirmier(e)s, chargés de réaliser des « rencontres médico-professionnelles » sans définir
ces actes ni les formations qu’ils impliqueraient, hors de tout cadre règlementaire et de lien au code de santé publique.
Elle estime particulièrement préoccupant le refus du patronat d’aborder la question du financement des
services de santé au travail : le système actuel, qu’il contrôle, se caractérise par son opacité et les inégalités qu’il produit.
Cette position est d’autant plus inquiétante qu’il a tout fait pour garder le contrôle des structures de
base que sont les services locaux de santé au travail.
Un tel comportement justifie pleinement que, dans l’intérêt des salariés, les services de santé au travail
soient placés sous la responsabilité de la Sécurité sociale.
Les discussions engagées depuis le 3 mars dernier au ministère de l’emploi sur l’avenir de la filière
agroalimentaire et de l’emploi se sont conclues le 17 septembre dernier par la signature d’une « Charte Nationale de coopération pour le soutien et l’accompagnement des entreprises de production
et de transformation du secteur de l’agroalimentaire et de leurs salariés » entre le gouvernement, l’Ania, la CGAD et des organisations syndicales (CFDT, FO, CGC, CFTC).
Lors des différentes rencontres qui ont eu lieu au cours du 2ème trimestre 2009, notre Fédération a fait un
certain nombre de propositions permettant de valoriser les atouts de l’industrie agroalimentaire française et d’améliorer la situation sociale des salariés.
Nos propositions portent notamment sur :
-l’augmentation des salaires : ces derniers sont inférieurs de 10 à 15 % par rapport au reste de l’industrie.
-l’amélioration des conditions de travail et le droit à la retraite à 55 ans. Le taux de fréquence d’accident de travail est de 5,8 % dans les IAA contre 3,9 % dans le reste de l’industrie. Le
nombre de maladies professionnelles a été multiplié par 4 entre 2000 et 2007.
-la réduction du temps de travail. L’emploi a progressé de 6,7 % dans les IAA entre 1994 et 2002, notamment lié aux effets des 35 heures. La politique de remise en cause de cet acquis a contribué à
inverser la courbe de l’emploi depuis 2002.
-la stricte limitation de l’utilisation de l’emploi précaire qui atteint aujourd’hui, selon les branches, 20 à 30 %.
-l’instauration d’un moratoire sur tous les plans de licenciements et de restructuration annoncés ou engagés.
-la création d’un droit de veto pour les salariés et des droits nouveaux pour les représentants du personnel pour leur permettre de contester les choix patronaux et d’imposer la prise en compte de
propositions alternatives.
-l’instauration d’un contrôle des fonds publics versés aux entreprises, par les comités d’entreprise et les représentants syndicaux.
Le patronat s’est opposé à la prise en compte de ces exigences revendicatives. La Charte, si elle prend en
compte des mesures pour le développement, notamment de la formation professionnelle, est très loin de répondre à l’objectif de développement industriel et de l’emploi. Loin de rompre avec les stratégies patronales, la Charte vise à accompagner les orientations et décisions
prises par les entreprises sans véritables droits pour les salariés leur permettant de les contester. Elle fait la part belle aux orientations patronales au détriment du développement
social. Ce sont quelques raisons pour lesquelles notre fédération n’est pas signataire de cette Charte. Nous
resterons très vigilants quant à l’utilisation des 41 millions financés à hauteur de 30 millions par les salariés eux-mêmes au travers des fonds de la formation professionnelle ou de l’impôt.
Nous prendrons toutes nos responsabilités quant à leur utilisation dans le sens des intérêts des salariés. La CGT continuera à agir pour une autre politique agricole et alimentaire répondant aux besoins des salariés
et des consommateurs et permettant de garantir notre souveraineté alimentaire et, avec les salariés concernés, lutter contre les plans de restructuration, de délocalisation, de fermetures
d’entreprise et pour des avancées sociales.
La CGT s’adresse à l’ensemble des salariés de « Brico Dépôt » pour dénoncer le management
déplorable qui lui est imposé.
Pour la CGT, préserver sa santé au travail implique en effet de pouvoir construire autour de son activité un
environnement favorable, permettant de maîtriser son travail et les risques qui l’accompagnent.
Hors aujourd’hui, dans notre entreprise, plusieurs caractéristiques du management dit « moderne »
contribuent à instaurer de l’insécurité parmi les salariés censés bénéficier de stabilité dans leur travail.
Ainsi, les salariés craignent l’arbitraire d’une évaluation mal conçue, réalisée par des responsables trop
peu au fait du travail réel qu’ils font. Maintenus dans un état de vulnérabilité et d’impuissance, ils travaillent dans la peur d’être un jour accusés d’une faute ou d’insuffisance
professionnelle, d’être licenciés ou poussés à démissionner.
En définitive, la modernisation managériale consiste à introduire une précarité et une incertitude dans
toutes les situations d’emploi, qu’elles soient stables ou temporaires. Nulle part les salariés ne peuvent se sentir chez eux dans leur travail, ni entre eux. Les conditions sont réunies au
contraire pour qu’ils se sentent pratiquement toujours en sursis, jamais reconnus dans leur travail. Ce qui rend le travail difficile et fragilise leur santé.
QUEL EST LE BUT RECHERCHE ?
Que ce mal vivre au travail instaure au niveau du personnel une démotivation certaine, du stress, un mal être
pour ainsi pousser les plus fragiles, les plus déterminés à démissionner.
LA DEGRADATIONDELA SANTE DES SALARIES EST AUSSI MAUVAISE POUR LES PERFORMANCES DE
L’ENTREPRISE…….
Ces deux dernières années, 60 de nos collègues ont démissionnés. Est-là le gage, d’un bien être au
travail ? Sûrement pas…….
Ce type de management, n’est bénéfique pour personne. Il ne fait que desservir l’intérêt de
l’entreprise.
Un salarié démotivé, un personnel stressé, le client le ressent, et cela donne au final une image négative de
l’entreprise et concoure sans aucun doute à dégrader ses ventes donc son chiffre d’affaire.
La CGT Brico Dépôt demande à la direction de revoir sa politique de management, et qu’elle impose des
rapports dignes de ce nom entre la hiérarchie et le personnel, ou le respect et la confiance soit digne de ce nom.
Si tel n’était pas le cas, la CGT Brico Dépôt se donnera le
droit d’utiliser tous les moyens de communication pour dénoncer la pression émise par la direction à l’encontre du personnel.
TOUS ENSEMBLE, AVEC LA CGT, DEFENDONS NOS DROITS.
LETTRE OUVERTE
A LA DIRECTION DE « BRICO DEPOT »
AINSI QU’AUX SALARIES
« Tempête dans un verre d’eau », tel sera le titre du prochain film
« dramatique », à l’affiche des cinémas de France et de Navarre, avec en vedette principale la Direction de « Brico Dépôt ».
Les critiques sont unanimes pour affirmer que le « trophée » du meilleur rôle reviendra sans
contexte à la Direction de « Brico Dépôt ».
Stupéfiant, Exceptionnel, Magique, les superlatifs ne sont pas assez nombreux pour qualifier la
prestation de la Direction de « Brico Dépôt »……
En effet, parvenir à faire croire à la Gendarmerie du Poiré sur Vie mais aussi à celle des Essarts,
manquait plus que celle de Saint-Tropez, qu’une salariée de cette même entreprise s’est rendu coupable de vol, et cela sans preuve
manifeste, est quoi qu’on en dise, digne d’une future « Palme au festival de Cannes » ou d’un César du Cinéma.
Le final de cette œuvre, qui restera dans les annales du cinéma, est d’anthologie…..
D’après nos informations, l’affaire a été classée sans suite par la Gendarmerie.
Malgré cela, la salariée de « Brico Dépôt » a été maintenue en « mise à
pied », et un licenciement est même envisagé à son encontre par la Direction de « Brico Dépôt ».
Comble du suspense, des salariés concernés par cette affaire qui n’en est pas une, sont aujourd’hui
menacés de licenciement ou convoqués à un entretien par cette même direction.
Intrigue effroyable……C’est à un « Amy Award » (récompense du Cinéma Américain), auquel
peut prétendre la Direction de « Brico Dépôt »…..
Mais, car il y a toujours un mais…..la Direction de « Brico Dépôt » ne s’en sortira pas
indemne, car la CGT de cette même enseigne associée à la l’Union Départementale CGT de Vendée (ils méritent eux aussi un César du Cinéma) vont contester la mise à pied de la salariée
concernée, ainsi que son licenciement, et soutenir tous ceux qui aujourd’hui subissent les foudres de cette Direction.
La morale de ce film car il y a une morale, est à méditer pour un certains nombre de « chefs
d’entreprise », Directeur ou Gérant de magasin etc……
« Dégrader la santé des salariés par n’importe quel subterfuges, pour telle ou telle raison
obscure, est aussi mauvaise pour les performances de l’entreprise. »
Pétition contre la généralisation du travail du dimanche
Vous pouvez signer en ligne ou
utiliser la version téléchargeable afin de diffuser et faire signer cette pétition autour de vous, parmi vos collègues et vos
proches.
La loi sur le travail du dimanche a été adoptée avec difficulté (seules 6 voix ont départagé les sénateurs)
le 22 juillet 2009. Les parlementaires de l’opposition viennent de déposer un recours contre ce texte devant le Conseil Constitutionnel. Cette procédure n’étant pas ouverte aux syndicats de
salariés, la CGT se réjouit que des députés et sénateurs aient saisi cette opportunité.
Dans le prolongement des nombreuses actions déjà entreprises, la CGT a demandé à être auditionnée par le
Conseil Constitutionnel afin de faire entendre le point de vue des salariés.
Avec cette démarche inédite la CGT continue à lutter contre un texte qui conduit à la détérioration des
conditions de travail et de vie des salariés. Aux côtés des salariés, la CGT se saisira de toutes les opportunités pour dénoncer une loi sans utilité économique et synonyme de régression
sociale !
Depuis mars 2008, les salariés et le syndicat CGT Philips EGP Dreux sont en lutte contre la direction du site
de Dreux Philips EGP qui vient de subir un PSE avec la suppression de 279 emplois en août 2008. Les syndicalistes du site pendant plus de six mois (octobre 2008 à mars 2009) n'ont reçu que leurs
heures de délégations en salaire.
Depuis cette date la lutte continue, le 17 décembre 2008, le syndicat CGT Philips EGP Dreux et des salariés
du site (actifs et licenciés) ont attaqué la direction du groupe devant le tribunal des prud'hommes d'Evreux afin d'obtenir le paiement des jours de grève (plus de 7 semaines) avec comme mot
d'ordre "atteinte au droit de grève". Le 7 janvier 2009, la direction de Philips a été condamnée à régler toutes les demandes des salariés grévistes et du syndicat CGT de Philips EGP Dreux. La
direction devrait payer la totalité des salaires dus, verser à chaque salariés 5000€ de dommages et intérêts pour atteinte au droit de grève, payer l’article 700 et l’exécution provisoire
intégrale du jugement. La direction a interjeté en appel de décision du tribunal des Prud'hommes et à été dispensée de régler l'exécution provisoire aux salariés.
Le 23 juin 2009, le tribunal de la Cour d'appel de ROUEN, a infirmé la décision de la 1ere instance du
tribunal des prud'hommes d'Évreux qui opposait quelques 150 salariés et ex-salariés de PHILIPS EGP du site de Dreux à sa direction, dans un litige afin de faire reconnaître: « Qu'une grève pour
la sauvegarde de l'emploi est justifiée, quand l'employeur entrave précisément celle-ci». Pour le patronat et le Medef, il ne fallait surtout pas confirmer la décision du tribunal des Prud'hommes
d'Évreux, le risque était de voir des centaines de salariés dans la même configuration, faire valoir ce droit.
Dans l'arrêt du 23 juin 2009, la chambre de l'urgence près la Cour d'Appel de Rouen a solidairement condamné
les salariés et le syndicat CGT PHILIPS EGP DREUX à régler les dépens de 1ère Instance et d'Appel. Le responsable des ressources humaines du site de PHILIPS EGP DREUX réclame aux salariés le
règlement de la totalité des dépens dont le montant s'élève à 9 115,18 Euros et ceci par voie d'huissier.
De plus La Direction du site et le DRH, s'attaquent au syndicat CGT PHILIPS EGP DREUX en voulant jouer la
division entre le syndicat CGT PHILIPS DREUX et les ex-salariés. En effet la direction dans le courrier huissier à destination des salariés exige que le syndicat règle la totalité de cette somme
et en cas de carence du syndicat, elle réclamera directement aux salariés la quote-part.
Pour affaiblir notre lutte, la direction de Philips s'attaque où cela fait mal, directement au porte monnaie
des salariés. Nous syndicat CGT EGP PHILIPS DREUX ne devons pas abdiquer face à la direction et devons continuer à défendre au mieux les intérêts des salariés du site et aussi ceux des
licenciés.
Afin que la lutte continue, nous appelons à la solidarité
Apportez votre soutien aux camarades de Philips EGP, nous demandons un geste de solidarité pour que la lutte continue, les salariés et le syndicat CGT n’en ont pas fini avec les procédures
judiciaires et surtout au combat pour préserver l'emploi des 218 salariés de Philips Dreux, dont l'avenir est menacé par la fermeture du site.
Merci d'avance, de la part des salariés et ex salariés, le syndicat CGT Philips EGP Dreux
Pour les dons :
Ordre au syndicat CGT PHILIPS EGP, 1 rue Réveillon 28100 Dreux.
Pour plus de renseignement : Manu au 06 07 23 42 30
Le syndicat CGT et les salariés PHILIPS DREUX, depuis des années apportent un soutien à toutes les boites en lutte, unifions nos combats face aux patrons voyous et à cette société qui n'offre
que la misère !