
« Le comité central d’entreprise a donné un avis défavorable tant sur la partie économique que sur la
partie sociale. » Des réunions organisées par les représentants du personnel ont eu lieu ce matin en présence des salariés concernant le dernier comité central d’entreprise qui s’est
tenu vendredi à Fontenay-le-Comte.
Le nombre de licenciements (164 dont 45 à Fontenay) a été confirmé. « Les critères de licenciement
ont été âprement discutés, indique Jean-Marie-Pouvreau, représentant de l’intersyndicale. Il n’y a pas eu de grosses avancées. La cellule de reclassement est
acquise. »
Le calendrier prévoit un délai de 21 jours, après réception de la lettre de licenciement ,pour y adhérer.
« Nous ne savons pas quand elles vont tomber », ajoute le délégué en évoquant « un plan quasi au minimum » et en regrettant le « peu de mobilisation des
salariés ».

e nouveau directeur général de Plysorol (contreplaqué), François Wu, s'est engagé jeudi devant le ministre de l'Industrie Christian Estrosi à tenir les engagements financiers et sociaux pris
en avril par le repreneur chinois du groupe, et peu respectés depuis. "On reconnaît que depuis le début on a fait des bêtises, mais tout le monde voit l'effort que l'on est en train de faire", a
déclaré François Wu à la presse, en recevant le ministre de l'Industrie dans l'usine Plysorol de Fontenay-le-Comte. "Avant fin juillet 2010 on aura de petits et moyens investissements", soit
"quelques millions d'euros", et "10 à 30 personnes seront embauchées en 2010 dans une nouvelle filiale dédiée au commerce international à Paris", a promis le directeur général. Plysorol, qui
compte près de 500 salariés répartis à Lisieux (Calvados), Epernay (Marne) et Fontenay-le-Comte (Vendée), ex-leader européen du contreplaqué, a été repris début avril par un financier chinois,
Guohua Zhang, avec la garantie de maintenir les emplois pendant trois ans et d'investir 15 millions d'euros sur les trois sites français. Depuis le groupe a connu des problèmes
d'approvisionnement, des difficultés financières, du chômage partiel, sans aucune réponse de l'actionnaire chinois. "J'avais dit clairement que nous serions attentifs à ce que chacun des
engagements soit respecté, ce qui n'avait pas été le cas dans un premier temps", a expliqué de son côté Christian Estrosi. Ces dernières semaines des réunions ont eu lieu entre le ministère et le
nouvel actionnaire et "désormais le cours des choses a repris normalement", a assuré M. Estrosi. Le repreneur chinois avait été accusé par des associations écologistes d'avoir repris le groupe
Plysorol dans le seul but d'exploiter sa filiale gabonaise (environ 500 salariés) et de détourner les grumes d'okoumé (bois utilisé dans la fabrication du contreplaqué) vers la Chine au lieu de
la France. Mais selon M. Wu, "ce n'est pas vrai. Presque tous les okoumés sont partis en France. Ceux qui sont partis en Chine ou dans les autres pays sont les bois divers dont Plysorol n'a pas
besoin".
Un an et demi que ça couvait, au moins dans les préparatifs. L'annonce sera faite cet après-midi à Paris, à l'issue d'une réunion du « Rassemblement des organisations syndicales, des
collectifs et mouvements » : Bernard Thibault, secrétaire général sortant de la Confédération générale du travail depuis 1999, va devoir s'attendre à affronter un candidat à ce poste
lors du prochain congrès de la CGT qui doit se tenir du 7 au 11 décembre à Nantes. Jean-Pierre Delannoy, 57 ans en décembre, c'est lui, a franchi le Rubicon.
Le secrétaire général de l'union des syndicats CGT des travailleurs de la métallurgie du Hainaut-Cambrésis depuis 1988, devenu secrétaire régional des trois USTM du Nord - Pas-de-Calais en 2005, devrait être nommé aujourd'hui « porte-parole » - comprenez candidat au poste de secrétaire général de la CGT - d'un mouvement dont les adhérents dénoncent certaines dérives de la confédération, le rapprochement avec la CFDT n'étant pas le moins critiqué. « Nous en appelons à l'histoire de la CGT. On voit ce qu'on n'a jamais vu de la part de la CGT : la non-prise en compte de cette misère et de cette souffrance qu'on voit aujourd'hui, avec des dizaines de milliers d'hommes et de femmes jetés à la rue. Tout le monde est sur une base de renoncement, c'est inquiétant. Il faut redonner de la force à l'outil de lutte, construire un rapport de force. » C'est un résumé de la posture dans laquelle le Valenciennois se trouve aujourd'hui, avec ses « camarades ». Aboutissement d'âpres luttes internes entamées depuis l'accession de Bernard Thibault à la tête de la CGT, la démarche de Jean-Pierre Delannoy vise ni plus ni moins à la « reconquête de la forteresse par l'intérieur ». Historique. • J.-M. B.
La Voix du Nord