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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 01:12

Nouveau coup dur pour la filière avicole bretonne: le patron du volailler breton Tilly-Sabco a annoncé lundi à ses salariés sous le choc la mise en cessation de paiement de leur entreprise, qui emploie 340 personnes et dont dépend un millier d'emplois.

Lors d'un comité d'entreprise, lundi au siège du groupe agroalimentaire à Guerlesquin (Finistère), le PDG, Daniel Sauvaget, a dit avoir été "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement" de l'abattoir "auprès du tribunal de commerce de Brest".

"Compte tenu que nous n'avons pas pu conduire à son terme le plan de continuation en cours, (j'ai indiqué) que nous passerions directement en procédure de liquidation et que je sollicitais du tribunal de commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site", a-t-il expliqué.

M. Sauvaget a précisé dans un communiqué qu'il comptait notamment sur le "soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar".

"Je ne veux pas croire que ça signifie la fin de l'entreprise", a-t-il déclaré à la presse. "S'il n'y a pas de repreneur", ce sera "le scénario du pire", a-t-il ajouté.

 Damien Meyer/AFP Le PDG du volailler Tilly-Sabco, Daniel Sauvaget, le 5 novembre 2013, au siège de l'entreprise à Guerlesquin, dans le Finistère

L'audience au tribunal de commerce de Brest aura lieu mardi à 14H00, a confirmé à l'AFP l'entreprise. La décision du tribunal devrait être mise en délibéré.

Pour les salariés, présents à la réunion, l'annonce de la cessation de paiement a fait l'effet d'un choc, même s'ils la redoutaient en raison des difficultés de l'abattoir, qui tourne au ralenti depuis l'été.

"Où aller chercher du boulot maintenant puisqu'il n'y en a plus ici?" Didier Coant sort en larmes de la réunion. Voilà 20 ans qu'il travaille chez Tilly, où sa mère a fait toute sa carrière. "J'aurais aimé finir ma carrière dignement. C'est pas facile à 55 ans", ajoute-t-il, effondré.

"J'aurais aimé finir en beauté et pas comme ça", dit aussi Jean-Yves, un éleveur de volailles travaillant exclusivement pour Tilly. Basé à Guerlesquin, il emploie deux salariés dans 8.500 m2 de poulaillers. "Si Tilly dépose le bilan, ce sera pareil pour nous: le dépôt de bilan", prédit-il.

 

- 'Sortir les crocs' -

 

Les larmes, mais aussi la colère. "Notre travail, c'est toute notre vie. On n'a pas de perspectives. Mais, vous savez, quand on pousse les gens à bout, vous voyez ce que ça donne", lance Corinne Nicole, la déléguée CGT du groupe, évoquant sans le dire la violente manifestation de producteurs de légumes dans la ville voisine de Morlaix vendredi soir.

Si ça ferme, "qu'est ce qui nous restera? On n'a que ça. Que voulez-vous qu'on fasse? Forcément qu'on va se battre, on va aller jusqu'au bout, on n'a plus rien à perdre. A force, on va tous sortir les crocs", assure Jean-Paul Mazé, éleveur finistérien pour Tilly.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an.

Les groupes français Doux - lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés - et Tilly-Sabco étaient les derniers en Europe à recevoir ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Malgré les 15 millions d'euros dégagés par la France fin 2013 pour aider la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière.

Finalement, Tilly-Sabco a pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450.000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaires, selon le syndicat CGT.

 

source : http://www.lamontagne.fr

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Published by La CGT Arrivé - dans Infos presse
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