« Dans son show largement télévisé de dimanche soir, le président de la République a repris cette vielle rengaine du coût du travail pour justifier deux mesures de portée considérable [ ]. La première d'entre elles, que nous avons déjà qualifiée d'arnaque, consiste à transférer une part des cotisations sociales prélevée dans les entreprises à hauteur de 13 milliards d'euros sur le consommateur par une hausse de la TVA de 1,6 % [ ] Ensemble, nous devons dénoncer cette manipulation et nous opposer à cette perspective d'augmentation de la TVA ! Nous devons aussi réaffirmer que les cotisations qui servent à financer la protection sociale ne sont ni la propriété de l'employeur ni celle du gouvernement. Les cotisations sont une part du salaire. Elles appartiennent aux salariés. C'est à eux qu'il revient de décoder à quoi ils les affectent. La seconde mesure annoncée dimanche vise à instaurer des accords au niveau de chaque entreprise dits de « compétitivité ». Je n'hésite pas à considérer cette offensive comme sans précédent à l'égard du Code du travail. [ ] C'est une révolution du droit du travail, mais cette révolution-là, il faut la combattre ! Le patronat en rêvait, le gouvernement veut le faire, mais la partie ne fait que commencer. »
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT
source : L'Humanité