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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 20:44

" La seule façon de gagner de l’argent avec un casino, c’est d’en être propriétaire ", avoua un jour Isidore Partouche. Il semble qu’il en soit de même pour le secteur de l’intérim. Le seul moyen de faire fortune grâce au travail temporaire, c’est de créer une société comme Adecco, leader mondial « des services en ressources humaines ». Parce que, pour ce qui est des salariés…

Plantons le décor. La multinationale Adecco, dans sa forme juridique et sociale actuelle, est le résultat d’une fusion opérée en 1996 entre la société française Ecco et la société suisse Adia. Le siège social de cette maison mère est basé à Opfikon, dans le canton de Zurich, en Suisse.

Le 6 novembre dernier, un communiqué est arrivé dans les boîtes mail des journalistes économiques. De quoi permettre au journal les Échos d’annoncer que « le géant mondial des services en ressources humaines Adecco va bien mieux, pour cause, dit-il, de retour de la croissance dans de nombreux pays européens ».

Le groupe suisse a en effet publié des comptes pour le troisième trimestre 2013, faisant état d’un résultat net de 191 millions d’euros sur ces trois mois, soit une progression de 61 % par rapport au troisième trimestre 2012. Mieux que prévu à l’interne et par tous les analystes.

Patrick De Maeseneire, directeur général de la société helvétique, a confirmé qu’Adecco a renoué avec la croissance « dans de nombreux pays en Europe », soulignant que la reprise en « Italie, Allemagne et Espagne est particulièrement encourageante ». En France, en tête des pays qui rapportent le plus avec 25 % des revenus de la multinationale, l’activité est aussi remontée ce troisième trimestre par rapport aux trimestres précédents, avec un chiffre d’affaires de 1,27 milliard d’euros.

« Chouette !, doivent se dire les salariés français, à quelques semaines de l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, on va pouvoir réclamer une ch’tite augmentation. » La réclamer, oui. L’obtenir, c’est pas certain. La société est en effet habituée à donner des résultats optimistes en cours d’année mais à se montrer très pessimiste en fin d’année quand il s’agit de partager le gâteau… Un partage du gâteau qui, pour la filiale Adecco France, commence toujours par la part qui revient à la maman suisse. « Cette part-là n’est pas indexée sur les résultats, elle est d’un montant que nous évaluons à environ 100 millions d’euros par an au seul titre des droits de marque », explique Hervé Martin, délégué syndical central CGT. Autant de sommes qui échappent légalement à l’impôt. Mais, tout de même, ça fait cher le droit d’apposer un nom et un logo.

Côté virtuosité, pour échapper autant que possible à l’impôt, « avec Adecco on a affaire à Mozart », démontre le syndicat. Mais quelquefois, il y a un couac dans la partition. Comme en septembre 2012, lorsque la chambre des affaires sociales de la cour d’appel d’Orléans a condamné Adecco et Adia, à la suite de fraudes sur les cotisations sociales au titre de l’année 2004, à verser à l’Urssaf respectivement près de 6 millions d’euros et 2 millions d’euros.

Huit ans de procédures ! Et selon nos informations, les caisses de l’Urssaf peuvent toujours attendre, Adecco, qui n’a que cure de la solidarité nationale, fait à nouveau appel.

Ce qui est sans appel, c’est que les salariés permanents n’ont plus de participation aux bénéfices depuis des lustres. Ils ont obtenu en revanche, quelque chose qu’ils n’avaient pas demandé : le droit de donner leur avis sur le nom du futur nouveau siège d’Adecco France qui est en construction dans la région lyonnaise. C’est pas participatif, ça !

Adecco, multinationale numéro un de l’intérim, dispose d’un siège social en Suisse. Une société mère rémunérée par ses filiales, dont sa filiale française qui a été condamnée pour fraude aux cotisations sociales en 2012. Enquête.

Laurence Mauriaucourt

 

source : humanité.fr


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Published by La CGT Arrivé - dans Infos presse
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commentaires

Tourtaux 27/11/2013 12:00


Salut les camarades,


Je vais publier cet article dans "DES LUTTES OUVRIERES"


Fraternellement.