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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 21:09

+ 4,4 %, c’est l’augmentation du panier moyen des consommateurs en 2011


Selon l’observatoire de l’association Familles rurales, il s’agit là de l’évolution des prix de 35 produits de consommation courante, 35 produits faisant partie des « incontournables », dont bien évidemment la quasi-totalité dans l’agroalimentaire.
Ce chiffre accablant signe l’échec du gouvernement sarkozyste, grand pourfendeur de la vie chère. Il avait fait voter une loi « de modernisation économique » qui devait permettre la baisse des prix et la hausse du pouvoir d’achat des salariés. Si l’on en doutait encore, son objectif était bien l’octroi à la grande distribution de privilèges exorbitants. Loin de tenir ses engagements de « baisser les prix » grâce à cette loi, la grande distribution engrange les profits sur le dos des salariés, des consommateurs, des agriculteurs.


De 0 % à 1,8 % d’augmentation des salaires conventionnels


Dans les différentes branches des professions agricoles et alimentaires, les négociations annuelles obligatoires réalisées en 2011, dans le cadre des conventions collectives, ont vu le patronat s’aligner sur des augmentations salariales de 0 % à 1,8 %. « La concurrence libre et non faussée » n’a aucune prise lorsqu’il s’agit pour les patrons de pressurer un peu plus les salariés. Ils s’appuient sur les orientations du Medef et du gouvernement pour imposer une baisse massive du pouvoir d’achat.


De 20 % à 100 % de progression de la marge nette des entreprises


Tandis que le patronat octroyait une augmentation des salaires conventionnels inférieure à l’inflation en 2011 sous prétexte de crise économique et financière, les profits explosaient au mépris de toutes des prévisions négatives. Décidément la crise n’est pas pour tout le monde. La Revue des Industries Agroalimentaires le démontre dans une enquête portant sur les 100 plus grandes entreprises du secteur. En 2010, l’enquête révèle une progression avoisinant les 20 % de marge nette, voire un doublement pour les 10 plus rentables.


Un budget alimentaire entre 22 % et 35 %


Le patronat dans son ensemble, et celui des IAA en particulier, joue de l’argument de la diminution de la part de l’alimentation dans le budget des consommateurs comme ça l’arrange. Tantôt avançant le chiffre de 13 % (effaçant d’un trait de plume les boissons et la restauration hors foyer) pour minimiser l’importance d’une hausse des salaires, tantôt reprenant le même argument pour justifier de prétendues difficultés de croissance des ventes, les Français ne mangeant plus à les en croire !
Remettons les choses à leur place. Selon l’INSEE, le budget alimentaire (y compris les boissons, la restauration hors foyer et le tabac) représentait 22 % du budget total en 2009. Ce budget peut atteindre jusqu’à 35 % pour les ménages aux revenus les plus faibles. De plus, le calcul du budget alimentaire ne prend nullement en compte l’aide aux plus démunis dispensée par les associations caritatives. A titre d’exemple, les Banques alimentaires ont distribué 185 millions de repas en 2010 dont ont pu bénéficier 740 000 personnes. Le Secours Populaire Français, les Resto du Coeur, le Secours Catholique en distribuent également quelques centaines de millions.
 

Montreuil,
Le 31 janvier 2012

 

source : FNAF CGT.fr


Par La CGT Arrivé - Publié dans : Infos CGT
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