Vendredi 2 mai 2008
5
02
/05
/Mai
/2008
20:30
Environ un demi-milier de personnes ont défilé hier à La Roche-sur-Yon, à l'occasion du 1er Mai.
Mobilisation plutôt réussie à La Roche pour le 1er Mai en Vendée. Les syndicats annoncent d'autres rassemblements en mai.
600 manifestants selon les syndicats, 500 pour les renseignements généraux. La traditionnelle manifestation du 1er Mai, hier matin, place Napoléon, à La
Roche-sur-Yon, a plutôt bien rassemblé. Comparé aux 350 manifestants de 2006, par exemple, c'est un « bon cru ». A l'exception de Force ouvrière, qui, par tradition, ne manifeste pas ce jour-là,
tous les autres syndicats majeurs de Vendée étaient au rendez-vous. CFDT, CGT, Fsu, Unsa, et Solidaires ont uni leurs forces pour, à la fois, célébrer les luttes syndicales au niveau mondial, et,
de l'autre, remettre le couvert sur les grandes revendications syndicales nationales du moment (précarité, salaires, pouvoir d'achat, retraites) : « Au-delà de l'aspect tradition, j'y
vois un signe de mobilisation intéressant. Avec le nombre de sujets de mécontentements des Français à l'heure actuelle, je me dis que ça va bouger », analyse Denis Turbet-Delof,
porte-parole de Solidaires. A noter qu'une militante algérienne, Faroudja Moussaoui, en visite avec la délégation de Tizi-Ouzou à La Roche, a apporté son soutien au mouvement : « Chez
nous aussi, en Algérie, nous avons les mêmes préoccupations : salaires, précarité, petits contrats, paupérisation ».
D'autres rendez-vous en mai
« Cette manifestation s'inscrit dans le calendrier du mois de mai. On a posé des jalons. Maintenant, il faut réussir à faire sortir les salariés des « boîtes », insiste Jean-Marc
Jolly, secrétaire de la CGT de Vendée. Un calendrier qu prévoit déjà des actions les 6 mai (retraites et pensions), 15 mai (fonction publique et Éducation nationale) et, de façon unitaire (FO a
donné son accord), le 22 mai. «Tout en développant de manière indépendante sa propre analyse », la CFDT appelle aussi à y participer « avec toutes les organisations
syndicales ». La CFDT était hier en tête de cortège aux côtés des autres syndicats et c'est sa secrétaire départementale, Anne-Flore Marot qui a lu le texte commun : « Nous
réaffirmons ici notre désaccord sur la politique du gouvernement qui oppose temps de travail et pouvoir d'achat et qui creuse les inégalités ». Avec un coup de griffe au passage sur la
situation vendéenne : « En Vendée, un salarié sur cinq est en situation de précarité. La faiblesse des salaires y constitue un atout pour le patronat, pour « vendre » la Vendée alors que
de faibles salaires et de faibles qualifications sont autant d'obstacles au progrès social et au développement économique utile ».